Léonardo

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Le 15 juin, les représentants de la Fédération se sont rendus à la sixième et dernière réunion (mobilité) du projet européen Leonardo sur la place des femmes dans l'industrie chimique.

Ce projet qui a démarré en septembre 2013, soutenu par la Commission européenne et suivi par l'agence Europe-Education-Formation-France, a pour ambition de proposer un cadre de formation pour augmenter la proportion de femmes dans des postes à haute responsabilité au sein de l'industrie chimique en Européenne.

Durant les premières cessions de travail, les données chiffrées ont été analysées. Rappelons que seuls 12% de postes de cadres supérieurs sont occupés par des femmes dans l'industrie Chimique alors qu'elles obtiennent plus de 50% des diplômes à la sorties des grandes écoles d'ingénieur ou de l'université. La promotion des femmes apparait plus que jamais comme un vrai enjeu de société en Europe, à la fois pour des questions d'équité, de changement démographie et de performance des entreprises.

Fort de la conviction que les données officielles ne faisaient qu'effleurer la problématique, le groupe de travail a mis au point un questionnaire et l'a soumis à plus de 50 femmes occupant des postes à responsabilité en Europe afin de connaitre leurs difficultés de parcours et leurs clés personnelles de succès. Les résultats de cette enquête sont disponibles sur le site de la fédération http://cfecgc-chimie.org. Les retours obtenus corroborés par une dizaine d'interviews de femmes d'âge, de parcours et d'origines différents, ont permis de mettre en exergue les principaux freins à la promotion des femmes. Il est intéressant de constater que ces freins restent globalement les mêmes d'un pays à l'autre, entre autre : la parentalité et le manque de réseau, et le manque d'assurance et de confiance en soi.

C'est à partir de ce constat que le groupe de travail a créé un module de formation de 3h. Cette formation destinée aux femmes cadres en désir d'évolution et aux hommes managers ou RH, a été conçue à la fois pour permettre de prendre conscience sur les impacts négatifs des inégalités entre les deux genres, de combattre les idées reçues, d'identifier les freins et de partager clés et bonnes pratiques pour permettre aux femmes d'accéder davantage à des postes de responsabilité. Cette formation laisse également une large place aux échanges et aux débats.

Des cessions de tests ont déjà eu lieu en Allemagne et en Angleterre avec succès et le module pourrait être déployé en France dès septembre. Si vous êtes intéressés pour y participer ou pour plus d'information, n'hésitez pas à contacter la fédération : secretariat@cfecgc-chimie.org

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L'avant-dernière réunion (mobilité) du projet Léonardo qui vise à développer un cadre de formation pour convaincre les entreprises d'ouvrir plus largement les postes de dirigeants aux femmes dans le secteur européen de la Chimie a eu lieu à Edimbourg les 15 & 16 mars.
Les syndicats Français, Allemands, Anglais et Suédois représentant les managers de la Chimie, partenaires du projet, ont travaillé sur la réalisation d'un programme de formation comprenant les points suivants :
• Introduction et état des lieux : la place des femmes dans l'industrie chimique dans les différents pays d'Europe
• Les changements démographiques et leurs effets du la population active
• Les clefs du succès : quelles sont les meilleures pratiques ?
• Etre (in)confortable sur son lieu de travail. Comment agir ?
• Discussion autour des expériences personnelles des participant(e)s.

Cette formation, qui pourrait être délivrée localement par chacun des syndicats partenaires du projet, s'adressera aux femmes managers au début de leur carrière, et aux femmes et aux hommes en position de management ou de recrutement dans les ressources humaines.
Un site internet dédié est en cours de construction pour permettre de déployer plus facilement le projet.
La dernière « mobilité » du projet prévue à Stockholm en juin préparera le rapport final publié mi-juillet, qui contiendra tous les éléments nécessaires pour déployer cette initiative auprès des entreprises et des militants de la CFE-CGC Chimie.

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les 10 questions posées aux femmes managers

1 - Quels sont les défis auxquels vous avez fait face dans votre carrière ?

2 - Quels sacrifices avez vous dû faire dans votre carrière ?

3 - Avez vous bénéficié d'un soutien de votre employeur et si oui lequel ?

4 - Vous êtes vous parfois sentie sous pression pour parvenir au plus haut niveau et si oui, pourquoi ?

5 - Quels conseils pourriez vous doner à des débutantes ?

6 - Quel conseil auriez vous voulu recevoir plus jeune ?

7 - Au niveau de carrière où vous êtes actuellement, diriez vous que vos opportunités professionnelles augmentent ou diminuent ?

8 - Quel est votre point de vue de manager et a t'il évolué

9 - Avez vous un modèle dans votre milieu professionnel ou à l'extérieur ?

10 - Diriez vous que votre expérience vous a changé ou a changé la perception que les autres ont de vous ?

 

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Le 15 décembre s'est tenue à Paris la 6ème réunion du projet Leonardo.

Rappelons que ce projet qui a démarré en septembre 2013, soutenu par la Commission européenne via l'agence Europe-Education-Formation-France a pour objectif d'améliorer le place des femmes dans l'industrie chimique en Europe.

Les 5 premières réunions (Cologne en septembre 2013, Paris en décembre 2013, Londres en mars 2014, Göteborg en juin 2014 et Mayence en septembre 2014) ont permis de dresser un premier portrait de la situation dans chacun des pays grâce à l'interview d'une dizaine de cadres dirigeantes dans leurs entreprises et à l'analyse de données chiffrées pour les pays concernés par le projet.

Cette nouvelle réunion à Paris a permis de synthétiser l'ensemble des données recueillies et de lister les premières recommandations qui pourraient être proposées dans un programme de formation.

Notons principalement que les industries chimiques en Europe font face à des problématiques démographiques qui pourraient avoir un impact négatif d'ici 10 ou 15 ans en particulier en Allemagne et en Italie où la capacité de travail va décliner.
D'autre part, les industries chimiques emploient des femmes, mais assez peu dans des positions de management : 76% des postes de cadres sont détenus par des hommes.
Plusieurs études (Mac Kinsey, Catalyst...) nous montrent cependant qu'il y a des liens forts entre la performance d'une entreprise et la mixité des équipes dirigeantes : en effet, les organisations seraient 35% plus profitables lorsqu'il y a des femmes au comité de direction.
Beaucoup d'entreprises en prennent conscience et développent des programmes de leaderships spéciaux pour les femmes, malheureusement sans beaucoup d'impact sur leur nombre. Le nombre de femmes dirigeantes n'augmente quasiment pas d'année en année.

Notons pour finir que 36% des hommes sont intéressés par des postes à hautes responsabilité contre seulement 18% des femmes.

La prochaine réunion du groupe de travail se tiendra au mois de mars à Edinburg. Elle sera l'avant dernière des mobilités de ce projet qui devrait se terminer fin juin 2015.

 

Extrait des résultats de l'enquête Leonardo auprès de femmes leaders françaises :


1. Avez-vous rencontré dans votre carrière des défis dus au fait que vous êtes une femme ?
80% de réponses positives.
Les difficultés les plus fréquemment rencontrées sont :
• Les idées préconçues (en particulier sur la disponibilité, la mobilité ou au moment de choisir des études scientifiques)
• Le fréquentes remise en question de leurs capacités (surtout lorsqu'il y a des quotas) et la nécessité d'atteindre de meilleurs résultats afin de prouver leur qualités
• La difficulté parfois ressentie lorsque certaines se retrouvent seule femme dans une réunion (difficulté à être entendue ou prise en compte)
• La difficulté à revenir après un congé maternité quand quelqu'un a occupé le poste plusieurs mois. Le nouveau poste attribué peut parfois être un placard. La carrière peut être grandement freinée.
• Obtenir le même salaire pour le même job
• Arriver la maintenir un équilibre vie privée / vie professionnelle
Certaines trouvent cependant qu'être une femme peut aussi parfois être un atout.


2. Quels sacrifices personnels avez-vous dû faire pour votre carrière ?
90% des femmes avouent avoir fait des sacrifices. La plupart sont d'ordre familial ou dans leur vie de couple. Elles regrettent de ne pas avoir plus de temps pour elles-mêmes. En même temps, elles sont, pour la plupart, bien conscientes que les hommes doivent aussi faire des sacrifices.
Certaines refusent le terme de sacrifice et préfèrent celui de choix de vie. L'intérêt du poste et le niveau de salaire compensent, tout du moins en partie.

3. Avez-vous bénéficié d'un soutien de votre employeur? Lequel ?
60% ont eu cette chance.
Il apparait que ce soutien dépend à la fois de la relation de confiance entretenue avec leur patron et de la culture d'entreprise dans laquelle elles travaillent. Certaines sociétés restent encore frileuses en termes de temps partiel ou de télétravail.
A tous les cas, le soutien semble se mériter : il faut pour en recevoir, être excellent à son job.

4. Dans votre ressenti, diriez-vous que vous avez eu plus de pression pour parvenir au plus haut niveau que vos collègues masculins, et si oui, pourquoi ?
72% ont ce ressenti. Les femmes pensent majoritairement qu'elles doivent performer davantage pour montrer leurs compétences. Certaines admettent qu'elles ont sans doute moins confiance en elles et veulent être parfaites : elles sont donc plus exigeantes envers elles-mêmes.

5. Quel conseil pourriez-vous donner à des jeunes femmes qui débutent leur carrière ?
Quel conseil auriez-vous voulu recevoir plus jeune ?
Les principaux conseils sont les suivants :
• Choisir un job que l'on aime sans écouter les réactions des gens. Bien analyser les attentes du poste. Quitter rapidement une entreprise qui ne nous convient pas.
• Etre consciente de sa valeur et de ses compétences, apprendre à ne pas se sous-estimer.
• Ne pas se censurer et brider sa créativité.
• Ne pas hésiter à négocier pour faire avancer sa carrière ou son salaire. Ne pas attendre que l'on vienne nous chercher : foncer !
• Ne pas prendre une attitude masculine : une femme réussit mieux si elle reste elle-même. Ne pas chercher à séduire non plus, cela ne rapporte pas à long terme.
• Faire des choix clairs en terme d'équilibre vie privé / vie professionnelle et ne pas transiger. Donner clairement ses limites.
• Ne pas hésiter à demander de l'aide. Avoir un mentor est souvent d'une grande aide.
• Prendre assez de temps pour développer et entretenir son réseau.
• Garder du temps pour les loisirs et prendre du plaisir à ce que l'on fait !

6. Quel est votre point de vue sur le management ? A-t-il changé ? Quelles sont les différences éventuelles entre un leadership masculin et féminin ?
Pour les 75% femmes interrogées, les leaderships féminin et masculin sont sensiblement différents.
En particulier, elles trouvent globalement les femmes plus exigeantes, plus altruistes, et plus ouvertes d'esprit. Les femmes essaieraient de développer davantage leurs collaborateurs, seraient plus à l'écoute, rechercheraient adhésion et la collaboration. Elles seraient également plus orientées « résultats d'équipe » que « résultats individuels ».

7. Auriez-vous autre chose à ajouter que vous considérez comme important ?
• « il y a eu de grandes avancées, mais nous sommes encore loin de l'égalité »
• « la crise économique n'est-elle pas un risque de régression en matière de droit des femmes ? »
• « les études montrent que les entreprises qui développent la diversité ont de meilleurs résultats »
• « trop de décisions en ce que concerne les femmes sont encore prises... par des hommes ! »
• « nous pouvons être contentes de vivre en France et en Europe ! »

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Les 11 et 12 septembre ont eu lieu à Mayence la 5ème réunion du projet Leonardo.

Rappelons que ce projet qui a démarré en septembre 2013, soutenu par la Commission européenne et par l'agence Europe-Education-Formation-France a pour objectif d'améliorer le place des femmes dans l'industrie chimique en Europe.

Les 4 premières réunions (Cologne en septembre, Paris en décembre, Londres en mars et Göteborg en juin) ont permis de dresser un premier portrait de la situation dans chacun des pays grâce à l'interview d'une dizaine de femmes leader et à l'analyse de données chiffrées pour chaque pays.

Lors de cette 5ème réunion qui nous a permis de nous familiariser avec la situation en Allemagne. Statistique à l'appui, il est apparu qu'il était à la fois compliqué et « mal vu » pour une femme de travailler à temps complet après avoir eu un enfant. Ce qui est extrêmement paradoxal car, si les allemandes font plus d'études que leurs maris, elles sont cependant censés s'arrêter de travailler pour s'occuper des enfants (et des parents âgés). Il existe un jardin d'enfants en Allemagne à partir de 3 ans, mais il est compliqué de faire garder son enfant à temps complet et rien n'est prévu pour accueillir les enfants après l'école. Notons que la situation et la culture sont très différentes entre l'ancienne Allemagne de l'Est, où les femmes travaillent davantage et l'ancienne Allemagne de l'Ouest.

Les femmes que nous avons rencontrées aiment leur travail et ont du faire des choix de vie très différents pour pouvoir continuer à exercer. Après sa maternité, une femme médecin, passionnée des urgences a dû arrêter son travail à l'hôpital pour accepter de devenir médecin de travail à temps partiel. Heureusement, elle a su faire sa place dans l'entreprise et apporter des changements majeurs pour la santé des salariés. Une autre cadre dirigeante nous a avoué avoir très peu vu grandir de ses enfants qui ont majoritairement été élevés par son mari. Une troisième a fait le choix de ne pas avoir d'enfant afin de pouvoir continuer sa carrière. Il semble compliqué en Allemagne de concilier carrière et maternité.

Une once d'espoir ? Peut-être, car la population allemande est vieillissante et son taux de fécondité l'un des plus bas d'Europe. Permettre aux femmes d'avoir des enfants tout en continuant à mener une carrière va devenir un enjeu majeur dans les prochaines années et les pouvoirs publics en ont pris conscience. Les entreprises allemandes peuvent de moins en moins se passer des savoirs et des compétences féminines. Par manque de main d'œuvre, les allemandes vont-elles devenir des hommes comme les autres ?

La prochaine réunion aura lieu à Paris les 15 décembre. Nous aurons à cette occasion l'opportunité d'interviewer des femmes managers qui nous l'espérons nous livrerons leurs secrets de la réussite en France.

Si vous souhaitez participer à l'enquête française, demander le questionnaire au secrétariat de la fédération : secretariat@cfecgc-chimie.org

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