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Lancée le 9 avril 2026, une pétition « Pour un référendum sur la protection de l'industrie française » vise à inscrire la protection de l’indépendance industrielle française dans la Constitution.
50 % d’usines en moins, c’est le dur bilan des 30 dernières années. Autrefois puissance industrielle majeure, la France a vu sa production s’étioler année après année, victime d’une valse sans fin de délocalisations, de plans sociaux et d’optimisation financière. Aujourd'hui, la septième puissance mondiale consacre à peine 10 % de son PIB à l'industrie et se retrouve dépendante de puissances étrangères rivales, pour ne pas dire hostiles.
Les solutions existent. Ce qui manque, ce n'est pas l'argent, mais la volonté politique. Face à ce constat, un collectif de personnalités, dont le président de la CFE-CGC François Hommeril, ainsi que d’autres telles que Arnaud Montebourg, Pierre Gattaz, Henri Guaino, et Gilles Attaf, ont lancé et signé le 9 avril 2026 une pétition appelant à la protection de l'industrie française par la voie référendaire.
« Les règles européennes et le libre-échange empêchent toute véritable protection de la production française. La « préférence européenne » ne suffira pas à relancer l'industrie nationale. Un référendum permettrait d'inscrire dans la Constitution une préférence française pour la commande publique et relancer la réindustrialisation », explique le manifeste de la pétition, qui rappelle qu’en 2024, 67 000 défaillances d'entreprises ont été recensées, dont certaines comme LDR Medical ou Brandt.
Avec plus de 21 000 signatures à date sur l'objectif de 50 000, la pétition a besoin de vous. En tant que membres de la CFE-CGC, vous faites partie des salariés et les cadres de cette industrie qu’il nous faut défendre. Signer, c'est peser collectivement sur le débat politique et envoyer un signal fort aux décideurs : la réindustrialisation de la France n'est pas une option, c'est une nécessité.
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Il est possible de signer la pétition à partir du manifeste de cette dernière, à cette adresse. La signature est gratuite, peut être anonyme, et ne demande qu’une confirmation par e-mail. |
Source : Confédération CFE-CGC
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"Un texte qui s'attaque à des droits existants": l'ensemble des syndicats a émis un avis négatif au projet de loi du gouvernement visant à autoriser les salariés des boulangeries et fleuristes à travailler le 1er mai.
Les cinq organisations syndicales représentatives (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC et CFTC) ont émis un avis négatif à propos d'un projet de loi visant à autoriser les artisans boulangers et fleuristes à faire travailler leurs salariés le 1er mai, a appris l'AFP ce mercredi 22 avril.
Rien de bien surprenant. Le projet de loi du gouvernement visant à autoriser les artisans boulangers et fleuristes à faire travailler leurs salariés le 1er mai.
Le projet de loi qui leur a été soumis pour avis consultatif prévoit que "dans les conditions fixées par un accord de branche, les boulangers-pâtissiers artisanaux et les artisans fleuristes peuvent également occuper des salariés le 1er mai", alors que pour l'instant, seuls les artisans eux-mêmes, les gérants et les membres de leurs familles peuvent travailler le 1er mai.
"Seuls les salariés volontaires ayant donné leur accord par écrit à leur employeur peuvent travailler ce jour-là" et doivent dans ce cas être payés le double d'une journée de travail ordinaire, précise le texte consulté par l'AFP.
La CFDT a indiqué à l'AFP avoir "pris acte du cadre restreint aux boulangers et aux fleuristes" tout en "argumentant négativement sur le contenu" du projet de loi. La CGT a également émis un "avis défavorable", et FO un "avis négatif", tout comme la CFTC et la CFE-CGC.
Un cadre plus restreint que ce que proposait Gabriel Attal
Ce projet de loi fait suite à l'abandon par le gouvernement d'une proposition de loi portée par l'ancien Premier ministre Gabriel Attal, qui aurait permis à un plus grand nombre de commerces de faire travailler leurs salariés le 1er mai.
"On ne peut pas donner un avis favorable à un texte qui s'attaque à des droits existants et qui fait suite à une polémique", a expliqué à propos du projet du gouvernement le président de la CFE-CGC François Hommeril à l'AFP.
Mais "il faut reconnaître que dans le scénario qui s'est déroulé depuis deux semaines, (le ministre du Travail Jean-Pierre) Farandou et (le Premier ministre Sébastien) Lecornu ont vraiment déployé des efforts", a-t-il ajouté.
Quand bien même le projet de loi du gouvernement ne pourra pas être adopté avant le 1er mai 2026, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé vendredi que les salariés des boulangeries et fleuristes indépendants pourraient travailler ce jour-là, à condition d'être volontaires et payés double.
Consigne a été donnée pour que les commerçants qui respecteront ces conditions "n'aient pas à payer d'amende" s'ils étaient contrôlés, a expliqué Jean-Pierre Farandou, soulignant "l'indépendance" des inspecteurs du travail.
Source : bfmtv.com
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L’intelligence artificielle pourrait impacter jusqu’à 5 millions d’emplois en France dans les années à venir. Métiers les plus exposés à l’IA, transformation du travail, risques de suppression d’emplois… Décryptage.
IA ET EMPLOI : UNE TRANSFORMATION PROFONDE DU MARCHÉ DU TRAVAIL
L’essor de l’intelligence artificielle générative pourrait transformer en profondeur le marché du travail en France. Selon l’étude « Emplois, compétences, valeur : ce que l’IA est en train de bouleverser » de Coface et de l’Observatoire des Emplois Menacés et Émergents (OEM), environ 16 % des tâches sont aujourd’hui exposées à l’automatisation. Rapportée à l’emploi, cette exposition pourrait concerner jusqu’à 5 millions de postes dans les années à venir. Toutefois, l’étude précise que cet indicateur « reflète l’exposition des tâches, et non leur destruction ».
LES CADRES ET METIERS QUALIFIES EN PREMIERE LIGNE
Cependant, cette transformation ne concerne pas tous les métiers de manière uniforme. Ainsi, parmi les 923 professions analysées, 120 (13 %) présentent un niveau d’exposition élevé, avec plus de 30 % de leurs tâches potentiellement automatisables. Et cette fois, « l’IA générative impacte les emplois les plus qualifiés de manière disproportionnée par rapport aux précédentes vagues d’automatisation », précise l’étude. Les niveaux d’exposition atteignent environ 29 % des métiers de l’ingénierie, 27 % des professions juridiques, financières et créatives, et 24 % des fonctions managériales et administratives. Les 10 % des travailleurs les mieux rémunérés ont un niveau d’exposition compris entre 20 % et 25 % de leurs tâches, confirmant que cette nouvelle vague d’automatisation concerne en priorité les emplois qualifiés et les cadres.
CERTAINS METIERS RESTENT MOINS IMPACTES PAR L'INTELLIGENCE ARTIFICIELLE
À l’inverse, 136 métiers (15 %) affichent moins de 5 % de tâches exposées, suggérant qu’ils seront peu ou pas affectés. Ces professions se concentrent dans des activités physiques, comme l’hébergement-restauration (8 %), les services à la personne (10 %) ou la construction (12 %), la santé (13 %) et les transports (15 %), contre 16 % pour l’ensemble de l’industrie manufacturière.
UNE ADOPTION ACCÉLÉRÉE DE L’IA DANS LES ENTREPRISES
Parallèlement, l'adoption de l'IA progresse rapidement dans les entreprises. La part des entreprises l’utilisant dans au moins une fonction opérationnelle est passée de 55 % à 88 % entre 2022 et 2025, tandis que l'utilisation de l'IA générative seule est passée de 33 % à 79 %.
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IA et emploi : les chiffres clés en France
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Source : Confédération CFE-CGC
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Sept grands laboratoires pharmaceutiques français viennent de lancer un nouveau lobby baptisé "Initiative Pharma", quelques mois après avoir quitté le Leem, principale organisation du secteur. Leur intention est de défendre la "souveraineté sanitaire".
Il y a du changement dans l'industrie pharmaceutique française. Ce jeudi 2 avril, plusieurs grands labos de l'Hexagone ont lancé un nouveau lobby, baptisé "Initiative Pharma". "Sept leaders de l'industrie pharmaceutique en France - Guerbet, Ipsen, LFB, Pierre Fabre, Sanofi, Servier et Théa - ont fondé Initiative Pharma, un nouveau syndicat professionnel en faveur de l'innovation et de la production de médicaments en France", a annoncé dans un communiqué cette nouvelle organisation.
Cette initiative intervient alors qu'en janvier, ces mêmes entreprises ont claqué la porte du Leem, la principale organisation du secteur, sans expliciter publiquement les désaccords à l'origine de ce départ mais en promettant de se focaliser sur l"innovation et la souveraineté sanitaire françaises".
Présidé par un cadre de Sanofi
Contrairement au Leem, qui compte de nombreuses filiales françaises de groupes pharmaceutiques étrangers, la nouvelle structure rassemble essentiellement de grandes entreprises basées en France, même si leur chiffre d'affaires est parfois largement réalisé à l'étranger. Deux filiales françaises d'entreprises étrangères - l'italien Chiesi et le belge Serb - ont toutefois rejoint Initiative Pharma.
Sa présentation met l'accent sur le périmètre national: elle réitère la notion de "souveraineté sanitaire", veut en faire "une boussole pour une France en bonne santé" et appelle à renforcer la position française "face à des pays qui font de l'innovation scientifique un levier durable de puissance".
La nouvelle organisation sera présidée par un cadre de Sanofi, Charles Wolf, directeur pour la France du géant pharmaceutique. Initiative Pharma intègre par ailleurs, comme "membre associé", un autre lobby, France Biotech, principale organisation française de startups pharmaceutiques.
L'enjeu crucial de l'innovation
Initiative Pharma fait trois propositions: adapter les politiques publiques du médicament pour "valoriser" l'investissement en France, mobiliser une "enveloppe budgétaire" spécifiquement dédiée à l'innovation pharmaceutique, et voter une loi qui organise pour cinq ans une politique en matière de souveraineté sanitaire.
Jusqu'ici, les revendications de ce nouveau lobby ne diffèrent pas significativement de celles du Leem, qui alerte depuis plusieurs années contre un moindre accès aux médicaments innovants en France, du fait, notamment, de prix négociés à des niveaux jugés trop bas.
Le 11 mars dernier, le Leem a même lancé une grande concertation nationale afin de repenser le système de santé, en particulier l'accès aux médicaments. Pour les administrateurs du Leem, les baisses de prix entachent l'attractivité de la France, créant des retards en matière d'arrivée des thérapies innovantes dans le pays. Pour Clarisse Lhoste, présidente de MSD France et administratrice du Leem, on assiste ainsi à "une forme de pénurie silencieuse" qui s'explique par un manque de valorisation de l'innovation.
Des voix s'élèvent cependant contre les prix élevés de certains médicaments novateurs: le professeur Alain Fischer, le "monsieur vaccins" de la crise du Covid, a récemment dénoncé des "prix exhorbitants" de plusieurs thérapies génériques, comme le Lenmeldy, un médicament prescrit contre la leucodystrophie métachromatique dont l'injection est vendue 3,5 millions d'euros. D'après lui, les bénéfices engrangés par les laboratoires atteignent jusqu'à "75% du prix du médicament, voire davantage".
Source : bfmtv.com
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Tribune – Secrétaire nationale CFE-CGC en charge du secteur Europe, international et droits humains, Anne-Catherine Cudennec en appelle à une réglementation européenne utile, démocratique et protectrice.
Nous avons construit l’Union européenne via la réglementation. Il est dangereux de déréglementer ce qui a été le terreau d’un niveau de performance élevé et de l’amélioration de la qualité de vie des Européens. » Par ces propos du 20 février dernier, la première vice-présidente exécutive de la Commission européenne, Teresa Ribera, répondait au chancelier allemand Friedrich Merz qui appelait à « déréglementer chaque secteur » pour renforcer la compétitivité européenne. Déjà en octobre 2025, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, appelait à une « simplification », estimant, comme le rapport Draghi (octobre 2024), que seule celle-ci pourrait relancer la compétitivité de l’UE.
Le train de la simplification, sous forme de directives « Omnibus » ou de « paquets législatifs sectoriels », comporte déjà 11 wagons : numérique, durabilité, automobile, agriculture, alimentation, produits chimiques, Pacte vert, environnement, bientôt les PME, etc. Le rythme est celui d’un TGV avec peu d’arrêts et des délais très courts ! Les mécanismes qui respectaient jusque-là le processus démocratique d’élaboration de la législation européenne – consultation des parties prenantes, études d’impact, évaluation des directives en vigueur – ont été mis de côté.
UNE DÉRÉGULATION ET UNE REMISE EN CAUSE, DANS L’URGENCE, DE TEXTES DUMENT VOTÉS
D’une simplification qui pouvait se concevoir pour faciliter l’activité et l’agilité des entreprises dans un contexte mondial incertain où le prix croissant de l’énergie a bouleversé les équilibres, on en vient à une dérégulation et une remise en cause, dans l’urgence, de textes dument votés. La directive « Stop the clock », qui arrête la mise en œuvre de la directive CSRD (reporting extra-financier), et le report d’obligations environnementales (déforestation, MACF…) font craindre un recul de l’UE sur des sujets où elle était en pointe comme la responsabilité des entreprises envers les droits humains et environnementaux.
Dès lors, cette « Better regulation », devenue un slogan, se fera-t-elle au bénéfice des citoyens européens ? Les seuls intérêts des grandes entreprises, dont les chaînes d’approvisionnement sont soumises à un contexte géopolitique chaotique, continueront-ils à donner le la politique de l’UE ? L’association patronale Business Europe a déjà émis le souhait de simplifier aussi la politique sociale et de l’emploi…
SEULE UNE RÉGLEMENTATION UTILE, DÉMOCRATIQUE ET PROTECTRICE PEUT REDONNER CONFIANCE DANS NOS INSTITUTIONS
Organisations syndicales, associations, entreprises : de nombreuses critiques s’expriment sur cette frénésie de simplification qui ne doit pas être la seule réponse pour redonner à l’Europe la place qu’elle mérite. La médiatrice de l’UE veut d’ailleurs encadrer strictement les procédures d’urgence, sans renoncer à la transparence et au débat démocratique.
La CFE-CGC s’est exprimée largement lors de la consultation de la Commission. Harmonisant les législations de 27 pays, la règlementation est nécessaire avec des conséquences directes sur la vie des citoyens : politiques publiques, emploi, travail, compétences, environnement, santé, droits fondamentaux…
Pour la CFE-CGC, seule une réglementation utile, démocratique et protectrice peut redonner confiance dans nos institutions. Pour la CFE-CGC la méthode utilisée et l’argumentaire présenté restent contestables. À l’heure où les conflits armés se multiplient, l’unité des 27 est essentielle pour que l’UE reste un acteur économique de premier plan. Mais celle-ci ne doit pas se faire au détriment des droits sociaux qui ont contribué à améliorer le sort des travailleurs et les droits humains et environnementaux.
Anne-Catherine Cudennec, secrétaire nationale CFE-CGC en charge du secteur Europe, international et droits humains.
Source : Confédération CFE-CGC