CAOUTCHOUC


Cette négociation fait suite à un long processus :

 

  • Mise en place d’une OPCA de branche en 2005/2006 (AGEFOS PME) et réanimation de l’observatoire des métiers inactif depuis 10 ans ... Grace à la mise en place d’une section paritaire professionnelle dont la CFE CGC  a pris la première Présidence.
  • Rédaction des fiches métiers du caoutchouc en 2009/2010 avec le cabinet MANEXPERT.
  • Décision au printemps 2011 de créer un site internet dédié à l’observatoire des métiers du caoutchouc qui sera opérationnel au 1° janvier 2012.

 

La CFE CGC voulait du concret et le C.Q.P nous est apparu une bonne opportunité : 

  • L’outil CQP concerne directement la population CFE CGC car à l’opérateur de fabrication et au conducteur d’équipement, nous avons fait rajouter l’animateur d’équipe.
  • L’outil CQP permet de valider un savoir et un savoir faire en ayant entrainé l’employeur à combler les manques par des formations professionnelles adaptées.
  • L’outil CQP permet au salarié d’obtenir une reconnaissance professionnelle et un coefficient.

  Pour la CFE CGC  cette approche :

  • Devrait entrainet une prise de conscience que la grille des salaires minima doit être revu
  • Devrait impliquer  l’intégration des nouvelles fonctions mises en place depuis 20 ans dans nos services et usines.

 Face à un social difficile ( désaccord sur les salaires, impasse sur la pénibilité ) la CFE CGC du Caoutchouc joue la carte de l’action constructive qu’elle essayera de rendre contagieuse !

11 Février 2011

L'avenir du Caoutchouc en Région Centre
(6800 emplois, les 2/3 en Caoutchouc Industriel )

 

Une table ronde de restitution d’une enquête regroupant l’Etat (DIRECCTE), la Région Centre (CENTRECO) et les Industriels a été organisée le mercredi 8 février 2011 à Orléans.

Messieurs Galerne et Loiselet y ont représenté la CFE-CGC.

L’étude fait le constat suivant :

  • les entreprises ont survécu à la crise (pas de faillite)
  • l’emploi continue à diminuer fortement (-25 % en 5 ans )

La région Centre est le siège du seul pôle de compétitivité français « Caoutchouc et Polymères », Elastopôle, associant les entreprises, la recherche et l’enseignement, les fournisseurs et les utilisateurs. Six grands axes de travail ont été identifiés : matières premières et formulation, procédés, nanomatériaux, développement durable (recyclage), applications, liaison globale avec d’autres substrats.

Le phénomène le plus marquant est l’effondrement de l’emploi dans le domaine des pneumatiques (sites de Michelin), et dans le caoutchouc industriel (Hutchinson, crise de l’industrie automobile).

Les employeurs ont cherché à survivre à la crise (chômage partiel), à développer l’activité recherche grâce aux subventions « had hoc » et à délocaliser !

L’Etat condamne les délocalisations mais soutient les multi localisations (nuance) ainsi que la fusion des TPE pour en faire des PME comme en Allemagne, ce qui se traduit par des restructurations !

La Région a peu de pistes d’actions : subventions pour la recherche, formation de compétences, mais les offres d’emploi ont chuté considérablement.

La CFE CGC, au nom des partenaires sociaux  (qui n’avaient pas leur place à la table ronde),

a rappelé les actions mises conjointement en œuvre dans la Branche Caoutchouc :

- Accord chômage partiel qui a permis des actions de formation subventionnées.

- Accords sur les séniors et l’égalité professionnelle (homme / femme).

- Rédaction des fiches métiers du caoutchouc avec le cabinet MANEXPERT.

La CFE CGC a posé le vrai problème : Que faire pour permettre l’embauche en CDI  alors qu’une génération de jeunes a déjà été écartée de l’industrie du Caoutchouc depuis 6 ans ?

 

Lien : La filière caoutchouc en Région Centre : télécharger le rapport en format pdf

 

Le secteur du Caoutchouc


Pourquoi la branche s’est-elle constituée et comment se définit-elle ? :

Le métier du caoutchouc (nouveau matériau extraordinaire en 1850) était lié à des machines particulières comme les mélangeurs à cylindre et les autoclaves à vapeur. Quelques gros industriels se sont développés : MICHELIN, HUTCHINSON, GOODYEAR.

Comment décrire la branche ?

Utilité concernant l’employabilité :

  • En définissant une hiérarchie de classification adaptée.
  • En rendant attractif les métiers du caoutchouc par des compensations à ses cotés pénibles.
  • En favorisant le dialogue entre les entreprises et en mutualisant les moyens de formation.

Utilité concernant les TPE : Référentiel commun en retrait par rapport aux grandes entreprises.

Positions de la CFE-CGC CHIMIE :

Les procédures d’extension et d’élargissement permettent de prendre du recul après une négociation. L’extension fait avancer tout le caoutchouc d’un même pas (même lentement).

Les paritaires mixtes manquent de pouvoir et n’ont pu empêcher la dérive dramatique des salaires minima (25 % en dessous de la Chimie pour les coefficients encadrement) et la perte de toute hiérarchisation pour les bas coefficients.

Quelles perspectives pour la branche à moyen terme ? :

  • Le matériau caoutchouc évolue et se retrouve maintenant dans la palette des matériaux macromoléculaires dont une partie est plastique.
  • Les procédés d’injection et d’extrusion sont maintenant communs à la plasturgie et au caoutchouc.
  • La taille de la branche est en diminution constante.

Pistes de réflexions :

  • Une branche sans observatoire, ni structure de collecte des données est inefficace.
  • Un droit syndical adapté au 3° millénaire est également nécessaire.
  • Le dialogue avec les écoles (IFOCA) et la recherche (ELASTOPOLE) doit avoir une place.
  • Le risque de perte des acquis implique un accord cadre national si l’on veut un caractère loyal et sérieux au dialogue.
  • Apex
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