CHIMIE

C’est fait. Après 3 années de négociation pour rédiger une convention moderne et attractive, l’UIC balaye d’un revers de la main le fondement même de l’existence de la branche en avouant en plénière le 15 mars ne plus vouloir être le garant de minima sur les primes et l'ancienneté.

Elle accepte que les entreprises dérogent aux accords de notre convention collective nationale des industries chimiques (CCNIC) qui doit rester le socle minimum pour tous les salariés de la Chimie.

Comment accepter la mise en place d'une concurrence déloyale entre les entreprises ?

Cet aveu était attendu depuis octobre 2017, l'intersyndicale CFE-CGC, FO et CGT craignant cette prise de position politique de la part de l'UIC. Malheureusement, des entreprises ont déjà commencé à dénoncer l'application de l'ancienneté pour les nouveaux embauchés. Les enjeux pour ces jeunes travailleurs, ou nouveaux arrivants dans la chimie sont de plusieurs centaines d'euros par mois à terme.

Comment attirer les talents dans ces conditions ?

Les accords de branche doivent rester attractifs pour que les salariés viennent contribuer au développement de nos métiers qui se portent bien.

Si la CFE-CGC reste attachée au compromis lors des négociations, elle refuse la compromission et réitère sa demande d'un retour à la table de vraies négociations.

Le 15 février 2018, s’est tenue la première séance de négociation de l’année sur la structure salariale.

Les organisations syndicales de la branche FNIC-CGT, CFE-CGC et FO ont rappelé leurs revendications d’intégrer dans la structure du salaire minimum hiérarchique, le salaire minimum de branche ainsi que les primes conventionnelles calculées à partir du coefficient et de la valeur de point, soit la prime d’ancienneté et les primes liées aux postes et conditions de travail.

Une nouvelle fois, la chambre patronale a bloqué le dialogue en refusant d’entrer dans cette négociation. Par contre, elle a proposé de mettre en place une rémunération annuelle minimale garantie (RMAG) pour les salariés, qui ne tiendraient compte que des primes liées au rythme de travail, en parallèle d’une RMAG pour les autres salariés.

Contrairement à ce qu’écrit l’UIC dans son dernier Flash Social, ce ne sont pas plusieurs organisations syndicales qui ont demandé la formalisation de la proposition, mais uniquement la CFDT.

Au contraire, les 3 organisations syndicales CFE-CGC, FNIC-CGT et FO ont rappelé leur opposition à cette proposition, déjà présentée à plusieurs reprises par les fédérations patronales et toujours rejetée.

Suite à la paritaire de ce jour, le 18 janvier, l’UIC (Union des Industries Chimiques) a affiché sa volonté de retrouver un dialogue social constructif en acceptant dans un premier temps nos propositions de sujets de travail qui sont les suivants :
• Tout d’abord poursuite du travail de la réécriture de la convention nationale de la chimie engagée depuis 2014 en regardant les impacts des ordonnances Macron. Trois réunions sont programmées à ce jour.
• Enfin, l’ouverture des négociations sur la structure salariale (primes d’anciennetés, primes de nuit, dimanches et fériés, repos compensateur, jours de carence, maintien du salaire en cas de maladie, etc.). Une première réunion paritaire est planifiée le 15 février prochain. La CFE-CGC veillera à sa répercussion sur l’ensemble de la grille salariale en particulier pour les minimas par coefficient.
Ces dispositions ont été approuvées par les quatre organisations syndicales représentatives de la branche (CFE-CGC, CFDT, CGT et FO). D’autres sujets seront ensuite abordés en 2018 sur lesquels nous n’hésiterons pas à communiquer.

 

Depuis trois mois, les chambres patronales avaient bloqué les négociations avec les trois organisations syndicales dans la branche Chimie, en refusant à trois reprises, d’entrer en négociation sur la structure du salaire minimum hiérarchique de la Convention Collective.

Les trois organisations syndicales avaient déposé un projet d’accord en octobre 2017, qu’elles soumettaient à la négociation.

Lors de la réunion paritaire du 18 janvier 2018, l’UIC et les fédérations associées ont accepté que ce point soit le premier à l’ordre du jour des négociations pour cette année.

Ce premier pas fait par les chambres patronales est une avancée sur la forme pour la négociation à venir qui se tiendra le 15 février, mais, sur le fond, les représentants des employeurs ont déjà averti que leurs positions étaient très éloignées de la demande des organisations syndicales.

La CFDT s’est exprimée favorablement pour cette décision en précisant que, pour elle, la prime d’ancienneté pouvait ne pas être intégrée à la structure du salaire minimum hiérarchique. Ce à quoi les délégations syndicales CFE-CGC / FO et CGT sont opposées.

Déclaration CFE-CGC, FNIC-CGT, Force Ouvrière


L’existence même de la Convention collective de la branche chimie et des garanties qu’elle apporte aux salariés est en jeu : telle est la conclusion de la réunion paritaire du 26 octobre entre les fédérations CFE-CGC, FNIC-CGT et Force Ouvrière de la chimie.
Celles-ci partagent la même analyse et la même inquiétude à la veille de l’ouverture des NAO de branche le 23 novembre 2017. En effet la partie patronale, l’UIC, déclare qu’elle « souhaite s’inscrire dans le nouveau cadre législatif sans intention d’y déroger ». Ce faisant, elle invite les entreprises à remettre en cause les acquis fondamentaux pour les salariés en matière de conditions de travail (primes conventionnelles, indemnités de départ, maintien du salaire en cas de maladie, prise en charge des jours de carences, etc.). L’UIC se retranche faussement derrière l’esprit de la loi pour exiger à la lettre la disparition des CHSCT, Ô combien nécessaires à la protection de la santé des salariés.
Dans ce contexte, les Fédérations CFE-CGC, FNIC-CGT et Force Ouvrière de la chimie demandent à nouveau et avec insistance à l’UIC, de revoir sa position et d’ouvrir la négociation sur le projet d’accord qu’elles ont déposé le 26 octobre dernier.
Cette revendication sera formulée à nouveau ce 23 novembre, jour de la réunion paritaire plénière. Les représentants patronaux doivent comprendre que, sans concertation spécifique relative à cet accord, aucune négociation ne sera possible compte tenu des dérogations auxquelles les entreprises pourraient prétendre au détriment des seuls salariés.
Ces fédérations appellent leurs structures dans les entreprises à préparer et engager la mobilisation nécessaire à la défense de leur Convention collective sous la forme qu’elles jugeront la plus adaptée (grève, débrayage, manifestation, rassemblement, tractage…), dès le 23 novembre 2017.

 

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