Fabrication Mécanique du Verre

Dans le verre, la CFE-CGC constate une manœuvre des employeurs consistant à faire planer la menace d'une dénonciation de la convention collective.

En juillet 2014, la Fédération des chambres syndicales des industries du verre (FCISV) a jugé utile de dénoncer l’accord relatif à la composition des délégations.
La CFE-CGC s'est demandé pourquoi, alors qu’il aurait suffi d’ouvrir une négociation sur le sujet. La Chambre patronale a attendu plus d’un an pour proposer aux organisations syndicales de diviser par deux le nombre de représentants des salariés !

L’analyse des dépenses du paritarisme, fournie par la chambre patronale pour justifier cette initiative, montre, que malgré l’agenda social très chargé, les frais générés par les négociateurs sont très inférieurs à ce qu’ils auraient pu être. Ce n’est donc ni un problème d’argent, ni un problème de délégations pléthoriques. C’est un problème de principe, mais pourquoi ? Nous attendons la réponse.

A l’unanimité, les organisations syndicales demandent aujourd'hui que la composition actuelle des délégations soit maintenue pour les réunions plénières, tout en restant ouvertes à la négociation pour l’organisation des réunions préparatoires.
Le Président de la Chambre Patronale a répondu qu’il prenait acte de l’échec de la négociation et a menacé d’agir par recommandation , ce qui n’a juridiquement aucun sens, sauf à vouloir dénoncer la convention collective.

Préambule.
Réflexion qui concerne toutes les branches : Toute l'énergie dépensée dans les négociations des branches sert-elle encore à quelque chose compte tenu de la destruction méthodique des fondements de notre système social?

Ces activités sont concentrées dans quelques grands groupes (Arc International, Asahi Glass Corporation, Saint-Gobain, Owens Illinois, Corning, Knauf). Notre présence syndicale y est significative.
Sur le premier semestre, nous comptons 18 jours de réunions dont 11 plénières (10 pour lesquelles nous avons été invités) mais sur 15 sujets différents et 7 préparatoires (sur 8 prévues). Nous sommes en paritaire mixte sur les classifications et les salaires. Nous menons conjointement un travail de toilettage des classifications et d'élaboration de CQP dans des groupes techniques paritaires. La formation professionnelle, sous le contrôle des CPNE, de la SPP et de l'OPMQ représente une activité soutenue. Une négociation est en cours sur le pacte de responsabilité et la mise en place des CQP. L'accord sur la composition des délégations a été dénoncé et nous attendons l'ouverture des négociations malgré une demande formelle de la CFE-CGC.

Pour conclure sur ces branches, cela représente 22 jours de réunions plus le travail de préparation et d'organisation des délégations. C'est de plus en plus lourd et de plus en plus difficile à gérer pour des perspectives de moins en moins évidentes.

La CFE-CGC fait opposition à l'accord signé le 24 avril 2015 par les chambres patronales, la CFDT et l'UNSA.

Pour la partie classifications, cet accord ne prend pas en compte le personnel d'encadrement. Il ne traite que des premiers coefficients du bas de grille.
Pour les salaires, il propose 0,6 %. Malgré cette augmentation, l'écart entre le minima du premier coefficient cadre et le plafond mensuel de la sécurité sociale est encore de 12,3%.

 

Mise en place d'une Section Paritaire Professionnelle avec Vice-Présidence CFE-CGC
Groupe Technique Paritaire pour mise en place de 2 CQPI avec calendrier serré

Mise en place d'une Commission Paritaire Mixte sur les salaires et les classifications (demande à laquelle ne se sont pas associées la CFDT et l'UNSA)
GTP sur la révision des classifications (Problème posé par le système d'accueil des jeunes cadres avec des seuils de passage de coefficients liés à l'âge, ce qui pose problème avec la législation actuelle)
Demande CFE-CGC d'une plus grande finesse d'analyse entre les niveaux des assimilés cadres (315-345-375)
Pour les salaires position commune pour retour à une relation mathématique entre chaque coefficient et le salaire minimal garanti, sauf CFDT et UNSA qui supportent (et le mot est faible) le projet d'accord proposé par la chambre patronale sur les seuls premiers coefficients de la grille (125 à 190). Nous avons déclaré notre intention de nous opposer à un tel projet qui va à l'encontre de ce qui a provoqué la demande d'une paritaire mixte à savoir la perte de toute cohérence entre le grille de classification, les salaires minima et la réalité.

La CFDT pousse pour des négociations sur la prévoyance collective et sur une complémentaire santé.
Compte tenu de décrets en attente, la prudence est de rigueur.
Position CFE-CGC CHIMIE : Vu la situation dans les grandes entreprises de la branche où les OS ont une présence forte, nous n'avons aucun intérêt à aller dans le sens de négociations qui dégraderaient le niveau de couverture de nos adhérents qui pourrait bien renvoyer leur cartes. Nous sommes opposés à un niveau de couverture pour tous le monde par la dégradation de la couverture d'une majorité de salariés. Soit dit en passant cela signe l'échec de la sécurité sociale (dont c'était l'objectif) et un transfert de la dette de la sécurité sociale sur les salariés des entreprises sous couvert de protéger tout le monde. Cela ouvre la porte aux assureurs privés pour des sur complémentaires toujours taxables. L'intégration dans le revenu imposable des aides de l'employeur donne un avant-goût de ce qui nous attend.

Charge de travail critique pour les délégations :
La déclinaison des accords sur la formation professionnelle, OPMQ, SPP, suivi des études, mise en place des CQP/CQPI et gestion de toutes les réunions qui vont avec génère une charge de travail forte. Les récentes évolutions législatives et réglementaires vont imposer de s'informer. Il y a abondance de réunions d'information par Agefos et Opcalia, mais elles butent sur des agenda surchargés.
La mise en place d'une commission paritaire mixte et des GTP qui vont avec, comme la révision des classifications engendre une charge de travail qui pose un vrai problème à des équipes

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