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L'ordre du jour prévoyait une première réunion sur les salaires consacrée essentiellement au rapport de branche inspiré du "panorama de la plasturgie", et l'enquête sur les salaires dans la branche faite par la Fédération de la Plasturgie et des Composites (FPC) à partir d'un échantillon pas vraiment représentatif de l'ensemble des entreprises de la branche.
La FPC n'avait pas fait cet exercice depuis des lustres, justifiant ainsi l'accueil indulgent que l'on réserve aux débutants ; aussi avons-nous pu déceler quelques marges de progrès que nous nous sommes permis de souligner. Il faut néanmoins retenir qu'une autre étude sur le même sujet devrait être commandée à un expert indépendant.

Le fait que cette enquête ne semble pas déceler d'inégalité dans le traitement des rémunérations entre les hommes et les femmes travaillant pour cette branche n'est pas le moindre de nos motifs de doute, voire de perplexité.

Nous avons aussitôt profité de ce constat optimiste, quelque peu obéré tout de même par le fait que la grande majorité des femmes employées par cette branche plafonnent au 3ème coefficient de la grille, pour demander la négociation d'un nouvel accord sur le thème de l'égalité entre les hommes et les femmes qui tiendrait compte de la toute nouvelle loi Travail, laquelle envisage rien moins que "l'égalité réelle" en épargnant le sujet de son principal objet : l'inversion de la hiérarchie des normes. Ainsi les accords de branche peuvent-ils être normatifs en matière d'égalité professionnelle.

Ainsi donc, la FPC pourrait-elle signer un accord ambitieux et contraignant dont l'objet serait d'identifier les situations d'inégalité dans les entreprises de la branche et bien sûr, de les corriger ; puisqu'elle affirme que ces inégalités sont rares, elle ne devrait pas voir d'objection à se montrer exemplaire sur le papier...

Le second sujet fut la discussion préalable à la négociation d'un accord sur la mise en place d'équipes de suppléance. Nous avions fait cette proposition à la fois pour doter la branche d'un outil facile à utiliser par les petites entreprises, ce qui intéresse la FPC, mais aussi pour tenter d'améliorer les dispositions conventionnelles actuelles, notamment en levant certaines ambigüités qui semblent faire le bonheur de quelques DRH modernes.

Au départ, nous étions les seuls à vouloir négocier avec la FPC, nos collègues se montrant hostiles pour des raisons parfois contradictoires. Il faut dire que tout le monde n'avait pas encore fait le tour du tout nouveau cadre imposé par la fraiche et imposante loi Travail. Il faut croire que nous avions pris un peu d'avance pendant les vacances...
Il n'est pas impossible que la discussion ait permis d'infléchir certaines positions sur ce dernier thème, ce que nous pourrons vérifier à la prochaine paritaire plénière programmée le 12 octobre.

A votre disposition pour toute question.