25 Mars 2021 - la casse de l’emploi en France organisée par des grands groupes multinationaux.

Plan de Sauvegarde de l’Emploi, Rupture Conventionnelle Collective, Plan de Départ Volontaire, Accord de Performance Collective, Gestion des Emplois, des Compétences et des Parcours Professionnels… autant d’appellations pour un même effet : la casse de l’emploi en France organisée par des grands groupes multinationaux.

La Fédération CFE-CGC Chimie dénonce la stratégie de l’emploi de certains grands groupes qui, sous couvert d’amélioration de leur compétitivité, détruisent massivement des postes en France en profitant de la crise sanitaire.
Au fil des années, le Législateur a mis au point des dispositifs basés, entre autres, sur l’obligation pour l’employeur de reclasser un salarié dont le poste est supprimé, permettant parfois de trouver une solution « satisfaisante ». Sans garantie de pérennisation à moyen terme de ce reclassement, les réorganisations s’enchaînant les unes derrière les autres…

De grands groupes des branches de la Fédération Chimie - Sanofi, Michelin, Solvay, Saint-Gobain et bien d’autres - ont annoncé des plans visant à une diminution drastique de leurs effectifs en France à court ou moyen terme, diminution s’ajoutant, pour certaines entreprises, aux suppressions de postes de façon continue, au fil de l’eau, par « petites touches ».
Il était déjà choquant que certains de ces groupes destructeurs d’emplois aient perçu, tout en maintenant un niveau important de dividendes versés aux actionnaires, les aides de l’Etat pour l’activité partielle… et pour des postes qu’ils suppriment maintenant !

A y regarder de près - et certaines directions ne s’en cachent même plus auprès des représentants du personnel - le principal objectif de ces restructurations est une réduction drastique de la masse salariale... Plus rien n’arrête les patrons sans scrupule de ces entreprises ! Et en la matière, tous les coups sont permis dans le « socialement irresponsable » :

- suppression de services ou de départements entiers afin de les recréer à l’identique dans des pays « low cost ».
- externalisation de certaines activités qui pourtant trouvent leur valeur dans une exécution en interne
- redistribution des missions issues des postes supprimés sur les salariés « qui restent », ces derniers pouvant se retrouver avec une charge de travail au-delà du supportable.
« La digitalisation devrait permettre de supprimer certaines tâches » rétorque certaines Directions. Mais « on attend toujours », rétorque la CFE-CGC. Quid des risques psychosociaux ?

Rendons-nous à l’évidence : la facilité et la rapidité avec laquelle un employeur peut aujourd’hui supprimer des emplois sous couvert d’amélioration de sa compétitivité est déconcertante et déconnectée de la performance financière …

Rien n’arrête ces grands groupes dans la destruction de l’emploi en France ! C’est ce que révèle une récente étude de l’INSEE : les grandes entreprises y ont détruit 246.300 emplois en une décennie ! Les autres en ont créé 275.400.

Pour la CFE-CGC Chimie, les salariés ne sont pas une variable d’ajustement pour garantir des dividendes ! Arrêtons de privilégier les actionnaires avec toutes ces suppressions d'emplois dont l'unique motivation est d'augmenter la valeur de l'action. La CFE-CGC dit stop aux suppressions d'emplois boursiers !

La principale richesse d’une entreprise ce sont les femmes et les hommes qui la composent.

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