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Lors d’une réunion extraordinaire des instances représentatives du personnel français du Groupe pharmaceutique américain Bristol Myers Squibb (BMS) réuni ce jour, les représentants des salariés ont été informés que la filiale UPSA spécialisée dans la production de paracétamol, allait être vendue au Laboratoire Japonais TAISHO et les salariés transférés au sein de cette même société. Sont donc concernés, les usines de production d’Agen (1300 salariés sur les sites nommés Guyenne et Gascogne), et le siège social de Rueil Malmaison (250 salariés) qui inclut la promotion des produits UPSA, et les fonctions supports (informatique, ressources humaines, comptabilité…). Avec cette opération qui devrait être finalisée au premier trimestre 2019, BMS se désengage de ses derniers sites industriels français.

 

Lundi 10 décembre, Boehringer Ingelheim (BI) France a réuni un comité d’entreprise extraordinaire traitant des orientations stratégiques du groupe en France et de la marche de l’entreprise en découlant. En effet, depuis le rachat par le groupe BI de la société Merial SAS en Janvier 2017, et l’engagement pris de ne pas toucher à l’emploi durant deux ans, l’entreprise n’a de cesse de se réorganiser en France. La fin de la période de garantie d’emploi des deux ans arrivant tout juste à échéance, BI n’a qu’un souhait : la réalisation d’économies d’échelle et de structure, entraînant de fait de grandes manœuvres sociales.

Si les deux sociétés juridiquement distinctes (BI France santé humaine et Mérial SAS santé animale) continuent de cohabiter, c’est bien une seule et même direction BI qui gère les opérations du groupe à capitaux familiaux. En France, ces sociétés représentent 2300 salariés chez Merial SAS santé animale, et 500 chez BI France santé humaine.


Le principe majoritaire, devenu la norme, sécurise la conclusion des accords collectifs lorsque la CFE-CGC est la seule organisation syndicale représentative dans l’entreprise.
• Qu’est-ce que la Jurisprudence YARA ?
Dans une décision rendue le 2 Juillet 2014, la Cour de cassation a décidé qu’un syndicat représentatif catégoriel ne pouvait négocier et signer seul un accord d'entreprise intéressant l'ensemble des salariés.

Une application stricte des statuts était donc privilégiée au détriment des conditions légales de validité des accords.
• Loi travail et Ordonnances Macron : changement des conditions de validité des accords d’entreprise
Pour être valide, un accord doit désormais obtenir la signature d'une ou plusieurs organisation(s) syndicale(s) représentatives ayant obtenu plus de 50 % des suffrages exprimés (principe majoritaire) au premier tour des dernières élections professionnelles.

La CFDT, la CGT, FO, la CFE-CGC, la CFTC, l'UNSA et la FSU appellent le gouvernement à garantir enfin de réelles négociations au niveau national et local

http://www.cfecgc.org/content/externals/docs.php?action=open&id=1965

 

 

Le 10 octobre 2018 la direction de Boehringer Ingelheim a informé l’ensemble des salariés du site de Saint Herblon (Loire-Atlantique) de la reprise de leur activité par le laboratoire Néerlandais DOPHARMA. La cession sera effective courant du 1er trimestre 2019.
Le site de Saint-Herblon est spécialisé dans la fabrication de médicaments vétérinaires et compléments alimentaires pour animaux de rente. Cette ex filiale autonome de MERIAL (anciennement Laboratoire COOPHAVET) a été absorbée par sa maison mère en 2015 devenant un établissement secondaire de Merial. Beaucoup de fonctions support ont alors été transférées à Lyon (achats, administration des ventes, comptabilité, finance…).
Le rachat de Merial par Boeringer-Ingelheim en 2017 a scellé le sort de cette entité identifiée comme non stratégique par le nouveau groupe.
Depuis l’annonce du projet de vente il y a un an, les salariés du site de Saint Herblon ont vécu dans l’attente et l’incertitude concernant leurs conditions de reprise.

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