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Sept grands laboratoires pharmaceutiques français viennent de lancer un nouveau lobby baptisé "Initiative Pharma", quelques mois après avoir quitté le Leem, principale organisation du secteur. Leur intention est de défendre la "souveraineté sanitaire".
Il y a du changement dans l'industrie pharmaceutique française. Ce jeudi 2 avril, plusieurs grands labos de l'Hexagone ont lancé un nouveau lobby, baptisé "Initiative Pharma". "Sept leaders de l'industrie pharmaceutique en France - Guerbet, Ipsen, LFB, Pierre Fabre, Sanofi, Servier et Théa - ont fondé Initiative Pharma, un nouveau syndicat professionnel en faveur de l'innovation et de la production de médicaments en France", a annoncé dans un communiqué cette nouvelle organisation.
Cette initiative intervient alors qu'en janvier, ces mêmes entreprises ont claqué la porte du Leem, la principale organisation du secteur, sans expliciter publiquement les désaccords à l'origine de ce départ mais en promettant de se focaliser sur l"innovation et la souveraineté sanitaire françaises".
Présidé par un cadre de Sanofi
Contrairement au Leem, qui compte de nombreuses filiales françaises de groupes pharmaceutiques étrangers, la nouvelle structure rassemble essentiellement de grandes entreprises basées en France, même si leur chiffre d'affaires est parfois largement réalisé à l'étranger. Deux filiales françaises d'entreprises étrangères - l'italien Chiesi et le belge Serb - ont toutefois rejoint Initiative Pharma.
Sa présentation met l'accent sur le périmètre national: elle réitère la notion de "souveraineté sanitaire", veut en faire "une boussole pour une France en bonne santé" et appelle à renforcer la position française "face à des pays qui font de l'innovation scientifique un levier durable de puissance".
La nouvelle organisation sera présidée par un cadre de Sanofi, Charles Wolf, directeur pour la France du géant pharmaceutique. Initiative Pharma intègre par ailleurs, comme "membre associé", un autre lobby, France Biotech, principale organisation française de startups pharmaceutiques.
L'enjeu crucial de l'innovation
Initiative Pharma fait trois propositions: adapter les politiques publiques du médicament pour "valoriser" l'investissement en France, mobiliser une "enveloppe budgétaire" spécifiquement dédiée à l'innovation pharmaceutique, et voter une loi qui organise pour cinq ans une politique en matière de souveraineté sanitaire.
Jusqu'ici, les revendications de ce nouveau lobby ne diffèrent pas significativement de celles du Leem, qui alerte depuis plusieurs années contre un moindre accès aux médicaments innovants en France, du fait, notamment, de prix négociés à des niveaux jugés trop bas.
Le 11 mars dernier, le Leem a même lancé une grande concertation nationale afin de repenser le système de santé, en particulier l'accès aux médicaments. Pour les administrateurs du Leem, les baisses de prix entachent l'attractivité de la France, créant des retards en matière d'arrivée des thérapies innovantes dans le pays. Pour Clarisse Lhoste, présidente de MSD France et administratrice du Leem, on assiste ainsi à "une forme de pénurie silencieuse" qui s'explique par un manque de valorisation de l'innovation.
Des voix s'élèvent cependant contre les prix élevés de certains médicaments novateurs: le professeur Alain Fischer, le "monsieur vaccins" de la crise du Covid, a récemment dénoncé des "prix exhorbitants" de plusieurs thérapies génériques, comme le Lenmeldy, un médicament prescrit contre la leucodystrophie métachromatique dont l'injection est vendue 3,5 millions d'euros. D'après lui, les bénéfices engrangés par les laboratoires atteignent jusqu'à "75% du prix du médicament, voire davantage".
Source : bfmtv.com
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Tribune – Secrétaire nationale CFE-CGC en charge du secteur Europe, international et droits humains, Anne-Catherine Cudennec en appelle à une réglementation européenne utile, démocratique et protectrice.
Nous avons construit l’Union européenne via la réglementation. Il est dangereux de déréglementer ce qui a été le terreau d’un niveau de performance élevé et de l’amélioration de la qualité de vie des Européens. » Par ces propos du 20 février dernier, la première vice-présidente exécutive de la Commission européenne, Teresa Ribera, répondait au chancelier allemand Friedrich Merz qui appelait à « déréglementer chaque secteur » pour renforcer la compétitivité européenne. Déjà en octobre 2025, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, appelait à une « simplification », estimant, comme le rapport Draghi (octobre 2024), que seule celle-ci pourrait relancer la compétitivité de l’UE.
Le train de la simplification, sous forme de directives « Omnibus » ou de « paquets législatifs sectoriels », comporte déjà 11 wagons : numérique, durabilité, automobile, agriculture, alimentation, produits chimiques, Pacte vert, environnement, bientôt les PME, etc. Le rythme est celui d’un TGV avec peu d’arrêts et des délais très courts ! Les mécanismes qui respectaient jusque-là le processus démocratique d’élaboration de la législation européenne – consultation des parties prenantes, études d’impact, évaluation des directives en vigueur – ont été mis de côté.
UNE DÉRÉGULATION ET UNE REMISE EN CAUSE, DANS L’URGENCE, DE TEXTES DUMENT VOTÉS
D’une simplification qui pouvait se concevoir pour faciliter l’activité et l’agilité des entreprises dans un contexte mondial incertain où le prix croissant de l’énergie a bouleversé les équilibres, on en vient à une dérégulation et une remise en cause, dans l’urgence, de textes dument votés. La directive « Stop the clock », qui arrête la mise en œuvre de la directive CSRD (reporting extra-financier), et le report d’obligations environnementales (déforestation, MACF…) font craindre un recul de l’UE sur des sujets où elle était en pointe comme la responsabilité des entreprises envers les droits humains et environnementaux.
Dès lors, cette « Better regulation », devenue un slogan, se fera-t-elle au bénéfice des citoyens européens ? Les seuls intérêts des grandes entreprises, dont les chaînes d’approvisionnement sont soumises à un contexte géopolitique chaotique, continueront-ils à donner le la politique de l’UE ? L’association patronale Business Europe a déjà émis le souhait de simplifier aussi la politique sociale et de l’emploi…
SEULE UNE RÉGLEMENTATION UTILE, DÉMOCRATIQUE ET PROTECTRICE PEUT REDONNER CONFIANCE DANS NOS INSTITUTIONS
Organisations syndicales, associations, entreprises : de nombreuses critiques s’expriment sur cette frénésie de simplification qui ne doit pas être la seule réponse pour redonner à l’Europe la place qu’elle mérite. La médiatrice de l’UE veut d’ailleurs encadrer strictement les procédures d’urgence, sans renoncer à la transparence et au débat démocratique.
La CFE-CGC s’est exprimée largement lors de la consultation de la Commission. Harmonisant les législations de 27 pays, la règlementation est nécessaire avec des conséquences directes sur la vie des citoyens : politiques publiques, emploi, travail, compétences, environnement, santé, droits fondamentaux…
Pour la CFE-CGC, seule une réglementation utile, démocratique et protectrice peut redonner confiance dans nos institutions. Pour la CFE-CGC la méthode utilisée et l’argumentaire présenté restent contestables. À l’heure où les conflits armés se multiplient, l’unité des 27 est essentielle pour que l’UE reste un acteur économique de premier plan. Mais celle-ci ne doit pas se faire au détriment des droits sociaux qui ont contribué à améliorer le sort des travailleurs et les droits humains et environnementaux.
Anne-Catherine Cudennec, secrétaire nationale CFE-CGC en charge du secteur Europe, international et droits humains.
Source : Confédération CFE-CGC
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La justice a approuvé, ce vendredi 20 mars, la reprise du verrier Arc par l’unique candidat Timothée Durand, issu d’une famille de dirigeants emblématiques du groupe basé dans le Pas-de-Calais. Mais ce retour aux sources a un goût amer, 700 suppressions de postes étant prévues.
Aucune audience n’a lieu au tribunal de commerce de Tourcoing (Nord) pour ce délibéré, dont la décision a été rendue ce vendredi 20 mars 2026. Sans grande surprise, la justice a approuvé la reprise du verrier Arc par Timothée Durand, issu d’une famille de dirigeants emblématiques du groupe.
Arc est, depuis la deuxième moitié du XXe siècle, un leader mondial des verres pour les arts de la table. Le groupe produit des verres et ustensiles sous quatre marques principales : Luminarc, Cristal d’Arques Paris, Arcoroc et Chefs & Sommelier, ainsi que sous des marques de distributeurs.
Plus de 700 postes supprimés
Si cette reprise permet d’éviter la disparition de cette entreprise bicentenaire et emblématique du Pas-de-Calais, elle s’accompagne aussi de mauvaises nouvelles.
Un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) a déjà été validé le 10 mars par les syndicats d’Arc France, dans le cadre du redressement judiciaire de l’entreprise annoncé début janvier.
Ce PSE, condition sine qua non pour permettre la reprise du groupe par Timothée Durand, prévoit 704 suppressions de postes sur son principal site à Arques (Pas-de-Calais), qui compte actuellement 3 500 salariés.
« Je suis réaliste »
« Je ne suis pas le méchant de l’histoire, je suis réaliste », déclarait le repreneur Timothée Durand à l’AFP fin janvier, alors qu’une offre concurrente, sans licenciement, a un temps été évoquée, sans se concrétiser. Les coupes dans les effectifs sont nécessaires pour « redimensionner » le site d’Arques aux volumes que le groupe est capable de vendre, répète-t-il depuis qu’il a annoncé être candidat à la reprise, le jour même du placement en redressement judiciaire d’Arc France.
« Le couperet est assez violent »
« De toute façon c’est ça ou rien, donc on n’a pas le choix », résume Frédéric Specque, délégué syndical CGT, auprès de l’Agence France-Presse (AFP).
Mais la pilule « est très amère » avec ce PSE « très lourd », ajoute-t-il, déplorant l’absence de dispositifs supplémentaires de la part de l’État pour maximiser les départs volontaires : « On a reçu une fin de non-recevoir. Clairement, l’État n’a plus d’argent ».
« Le couperet est assez violent », estime aussi Corinne Guenez (CFE-CGC). « C’est beaucoup de compétences qui risquent de partir », ainsi que des jeunes, pénalisés par les critères des licenciements, souligne-t-elle.
Source : ouest-france.fr
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Dr Roland Fornika a été élu président de la FECCIA – Fédération européenne du personnel de direction dans les industries chimiques et connexes par l’Assemblée générale de la principale fédération sectorielle européenne des managers lors de leur Assemblée générale extraordinaire.
Roland Fornika succède Anna Nilsson qui a décidé de démissionner de la présidence pour des raisons personnelles après avoir dirigé la FECCIA pendant quatre ans. En tant que nouveau président, Roland Fornika se réjouit de s’appuyer sur les grands succès de la FECCIA sous la présidence d’Anna Nilsson, notamment
- Etre une voix de premier plan pour les managers en dialogue avec le European Commission et le European Parliament parfaitement Législation et initiatives de l’UE
- Poursuite de l’échange grand et de confiance avec le social au niveau de l’UE partenaire ECEG - European Chemical Employers Group
- Diriger certains des projets de dialogue social les plus réussis cofinancés par la Commission européenne, y compris la JusTransLEAD actuelle
L’Assemblée générale Anders Koch Hess élut également comme deuxième Secrétaire général et, avec le Secrétaire général Catharina Einbacher, les activités de la FECCIA seront soutenues par
- John Williams (AMPS) en tant que secrétaire général adjoint
ainsi que par les vice-présidents
- Antonio Rizza (Federmanager )
- Jørn Henning Lien (Lederne Norvège)
- Gilles Le Stir (CFE-CGC Chimie)
- Torkild Justesen Secretary General - CEC European Managers (Lederne - Danmarks største lederorganisation )
- Ryan Low (AMPLIS)
- Pia Gustavsson (Lederna)
- Stefan Ladeburg (VAA)
et les membres du conseil
- Anna Nilsson (Ledarna – Ledarna – Sveriges chefsorganisation )
- Vanessa Jolly (CFE-CGC Chimie)
- Audun Arne Ingvartsen (Lederne, Norvège)
- Gareth Knapp (AMPS)
- Bernard Steckle (CFE-CGC Chimie)
Félicitations !
Source : Linkedln CFE-CGC
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Cette hausse d'un tiers au minimum concerne "les prix de tous les produits de son portefeuille pour l'entretien de la maison, le nettoyage industriel et institutionnel ainsi que pour les formulateurs industriels", a indiqué le groupe.
Le géant allemand de la chimie BASF a annoncé mercredi une hausse d'environ 30% des prix de certains produits industriels en Europe, conséquence de l'envolée des coûts de l'énergie et des matières premières liée à la guerre au Moyen-Orient. Cette hausse d'un tiers au minimum concerne "les prix de tous les produits de son portefeuille pour l'entretien de la maison, le nettoyage industriel et institutionnel ainsi que pour les formulateurs industriels", a indiqué le groupe dans un communiqué.
Le premier chimiste allemand a décidé cette hausse de ses tarifs en raison de "la volatilité significative des prix et de la disponibilité des matières premières essentielles", de "l'augmentation des coûts logistiques nationaux et transcontinentaux" ainsi que de "la forte hausse des coûts d'emballage et d'énergie", selon son communiqué. Certains produits, "pour lesquels les coûts élevés des matières premières et de l'énergie ont un impact disproportionné", subiront une hausse de prix supérieure à 30%, a expliqué une porte-parole de BASF, sans préciser la nature exacte de ces articles.
Des capacités de production sous-utilisés l'année dernière
La division concernée par cette annonce, "Care Chemicals", produit les ingrédients chimiques - émulsifiants, filtres UV, polymères... - nécessaires à la fabrication de produits d'hygiène, de beauté et de nettoyage du quotidien. Provoquée par la fermeture du détroit d'Ormuz, la forte augmentation des prix des hydrocarbures, dont des matières dérivées entrent dans la composition des produits chimiques, pèse lourdement sur les coûts de production des entreprises du secteur.
Déjà fragilisée par des capacités de production utilisées à 70% l'an dernier, sur fond de demande mondiale en berne, la chimie allemande fait désormais face aux "premiers signes de pénuries extrêmes et de ruptures des chaînes d'approvisionnement", avait averti la semaine dernière Wolfgang Große Entrup, directeur de la fédération allemande de l'industrie chimique (VCI). Le secteur est en "mode de crise absolu", avait-il conclu.
Source : bfmtv.com