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  • 17 avril 2020 : Avancement des négociations dans le branche

     

    La première réunion de CPPNI (commission paritaire permanente de négociation et d'interprétation) en vidéoconférence a eu lieu le vendredi 17 avril, en Commission Mixte Paritaire (CMP).

    La CGT et FO ont refusé catégorique de participer à cette vidéoconférence. FO a même demandé de ne pas organiser cette réunion sans eux.

    La CFDT était présente avec un participant. La délégation de la CFE-CGC était complète. Les deux Organisations Patronales (Fédération de la Plasturgie et des Composites et Plastalliance) étaient représentées.

    L’ordre du jour était réduit à 2 thèmes : Les salaires, et un avenant à l'accord Formation de 2015 (en attendant le nouvel accord formation).

    Salaires :

    La CFE-CGC avait signé seul un accord le 16 avril 2019 qui prévoyait une augmentation uniforme de la grille de +1,6 % ainsi que l'abandon de l'abattement pour cadre "débutant". La CFDT a déclaré qu'elle aurait signé à 1,8 %.

    Suite à cet échec (car la signature seul d’un accord n’a aucun effet), la Fédération de la Plasturgie et des Composites (FPC) a fait, le 1er juillet 2019, une recommandation d'augmentation de +1,4 % des minima des 2 premiers collèges seulement, excluant donc les cadres.

    En février 2020, lors d'une Commission Mixte Paritaire boycottée par la CGT et FO (projet retraites), la FPC a proposé de répercuter dans un accord l'effet de la recommandation excluant les cadres de juillet, en ajoutant +1,1 % à toute la grille cette fois. La CFE-CGC a rappelé à la FPC son opposition à toute proposition ayant pour effet de tasser la grille. La CFDT fut d’accord avec notre proposition.

    Par ailleurs, la CFDT ne veut pas entendre parler d'accord qui serait applicable seulement à la date d'extension, ce que la FPC présente néanmoins comme un incontournable.

    Le vendredi 17 avril 2020, la FPC a tenu compte de l’hostilité des syndicats à toute proposition ayant pour effet de tasser la grille des minima et propose désormais +1,4 % applicable à signature, pour toute la grille, sauf le coefficient 900, premier coefficient cadre qui regroupe environ 60 % des cadres de la branche, +1,1 % pour toute la grille applicable à date d'extension.

    La CFE-CGC essaie par tous les moyens d'améliorer cette position, en vain. La CFDT est toujours opposée au report de l'application à date d'extension (décision fédérale). Finalement, la CFE-CGC se donne 2 semaines pour prendre une décision suite à cette proposition. 

    La CFE-CGC a bien conscience du risque qu’elle aurait à laisser passer cette occasion compte tenu de la situation économique. L'activité actuelle de la branche est évaluée à 50 %, et de nombreuses entreprises seront probablement en péril. Plastalliance est quant à elle hostile et rappelle sa proposition de RAG.

    Formation :

    L'avenant de l'accord formation porte sur la reconduction pour 3 ans d'une contribution volontaire de 0,15 %. Plastalliance se montre de nouveau hostile, empêchant la signature immédiate.

    La vidéoconférence du 17 avril a également permis d'évoquer le souhait de Plastalliance de négocier un accord pour imposer la prise de congés payés, et celui de la FPC (mais plastalliance le souhaite également) de renégocier l'article 9 de l'avenant collaborateur pour réduire la compensation pour travail le samedi ou dimanche qui est aujourd'hui de +100 %.

    La CGT et FO avaient fait part de leur refus catégorique de discuter sur ces thèmes, la CFDT étant également réfractaire. La CFE-CGC n’est également pas volontaire sur ce sujet, mais elle fait savoir qu’elle est ouverte à toute discussion, et rien ne se ferait sans contrepartie substantielle.

    Plastalliance exploite la fermeture de nos collègues pour affirmer que rien d'utile aux entreprises n'est possible au niveau de la branche dans ces conditions.

  • 6 Mars 2019 - Chimie-Pharma : même combat !

    Rien ne va plus dans les négociations sociales au niveau des branches des industries chimiques et pharmaceutiques. Portées par l’esprit libéral des ordonnances Macron, les chambres patronales France Chimie et LEEM se croient tout permis. Heureusement, la CFE-CGC alliée à d’autres syndicats de salariés est là pour les arrêter dans leur élan et assurer un minimum de protection et de garanties sociales pour les salariés de ces branches.

    Dans la branche chimie, pour la seconde année consécutive, la CFE-CGC n’a pas signé l’accord sur les minima salariaux qui était discriminatoire. Nous avons exercé notre droit d’opposition avec d’autres organisations syndicales, rendant ainsi l’accord caduc. Également, la sécurité des biens et des personnes n’est plus la norme impérative dans la branche, pour la première fois depuis 1976. France chimie ayant choisi de laisser la main aux entreprises sur le sujet. Celles-ci peuvent donc négocier des règles de sécurité moins contraignantes ! Va-t-on attendre un deuxième AZF pour réagir ? Le dialogue social étant au point mort avec France Chimie, la CFE-CGC a décidé de faire appel à la direction générale du travail (DGT) !

    Côté industrie pharmaceutique, la CFE-CGC n’a signé ni l’accord du CDI de chantier, ni celui révisant la convention collective, pour lequel elle a fait valoir son droit d’opposition. Suite à cette déconvenue, le LEEM déclare qu’il ne négociera pas les minima salariaux de branche, négociation pourtant obligatoire et qui a lieu en début de chaque année, tant qu’il n’obtiendra pas de signature sur les accords révisant la convention collective. Afin de les l’y contraindre, la CFE-CGC, alliée à d’autres syndicats représentant au total 58,37 % de voix dans la branche, demande l’intervention de l’autorité administrative pour la mise en place d’une commission mixte paritaire.

    Même combat ! Par le biais de deux saisines officielles, la Fédération CFE-CGC chimie a décidé de recourir aux services de la direction générale du travail (DGT), afin que celle-ci provoque la réunion d’une commission mixte paritaire tant dans la branche chimie que pharmacie, comme le prévoit la loi lorsqu’au moins deux organisations syndicales en font la demande.

     

  • Accord collectif sur les salaires minima conventionnels pour l’année 2020

    Lors de la réunion du 21 novembre dernier, le Leem avait proposé 1% d’augmentation sur l’ensemble de la grille et pour les groupes-niveaux 1 A, 1 B, 1C , 2A : 1610 € (soit + 1,9% d’augmentation, si 1 an d’ancienneté).

    Puis le 16 janvier, la dernière proposition du Leem a été la suivante : revalorisation des salaires minimas de + 1,5% au 1er janvier 2020. Pour les salariés ayant au moins un an d’ancienneté et positionnés dans les groupes/niveaux de 1A à 2A, le salaire minimum est revalorisé de +1,9% soit une valeur 1610 €.
    Il est rappelé dans cet accord la nécessité de comparer les rémunérations entre les femmes et les hommes et de prendre, le cas échéant, des mesures de rattrapage et de rééquilibrage.
    Sur la base de ces éléments, la CFE-CGC s’est déclarée signataire de l’accord.

    - Accord collectif frais de logement et de nourriture des salariés des métiers de la promotion

    - Accord collectif en faveur de l’emploi des personnes en situation de handicap

    - Avenant à l’accord collectif du 9 juillet 2015 relatif au régime de prévoyance des salariés (maladie chirurgie maternité, décès-incapacité-invalidité)

    - Avenant à l’accord collectif du 22 juin 2007 sur le régime frais soins de santé des anciens salariés.

     

     

  • Sanofi restructure sa Chimie

    Sanofi annonce se séparer, à l'horizon 2022, de six de ses centres de production européens pour constituer une nouvelle entreprise autonome dédiée à la fabrication de principes actifs pharmaceu-tiques pour des tiers. En France, les sites de Saint-Aubin-Lès-Elbeuf et Vertolaye intègrent cette nouvelle entité. Les activités chimiques de Sisteron, Aramon et Ploërmel conservées au sein de Sa-nofi se focaliseront sur les thérapies innovantes et à fortes valeurs ajoutées propres à Sanofi.

    Au terme de ce projet, trois milles collaborateurs quitteront ainsi le groupe dont un bon millier en France. Face à nouvelle restructuration, la CFE-CGC Sanofi partage totalement l'inquiétude des salariés : le groupe organise-t-il le démantèlement de sa branche chimie ?

    Dans le cadre de la procédure d'information et de consultation des instances représentatives du personnel, la direction doit prouver le bien-fondé de son projet et la solidité de son business plan. Déclarer faire de la nouvelle entreprise le deuxième acteur mondial de production de principes ac-tifs avec environ 1 milliard d’€ de ventes attendues en 2022 n'est pas suffisant. Il faut le démontrer !

    Pour convaincre, elle doit également confirmer ses premiers engagements : Sanofi s’assurerait que la nouvelle entité puisse opérer dans les meilleures conditions possibles en conservant une partici-pation d’environ 30% dans le capital de la nouvelle société, en garantissant l’absence de dette afin de maximiser ses capacités d'investissement futures, en prévoyant un accord d’approvisionnement exclusif de cinq ans renouvelable afin de protéger les ventes de la nouvelle entité à Sanofi, et en accordant des conditions sociales équivalentes pour ses collaborateurs.

     

    Contact :

    Jean-Marc Burlet, Coordonnateur CFE-CGC Sanofi

    06.78.22.69.97

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