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Démarches, relations avec l’employeur, recrutement et formation des adhérents, communication, fonctionnement et budget : implanter une section syndicale en entreprise ne s’improvise pas ! conseils pratiques.
QU’EST-CE QU’UNE SECTION SYNDICALE ?
« Contrairement à ce que beaucoup pensent, la section syndicale n’a pas de vraie définition juridique. Le droit ne reconnaît que le délégué syndical qui, par son existence, entraîne automatiquement l’existence de sa section », précise d’emblée Karsten Beyer, responsable du Centre de formation syndicale de la confédération CFE-CGC.
Pour être délégué syndical, les conditions sont simples : avoir minimum deux adhérents et obtenir au moins 10 % des voix aux élections professionnelles de l’entreprise d’au moins 50 salariés. Une fois ceci fait, un courrier de désignation envoyé à l’employeur, précisant l’identité du délégué syndical, conduit à faire reconnaître l’existence de la section.
LE REPRÉSENTANT DE SECTION SYNDICALE : L’ANTICHAMBRE DU DÉLÉGUÉ SYNDICAL
Mais comment obtenir au moins 10 % des voix pour exister en tant que délégué syndical et avoir une section, s’il faut d’abord faire campagne pour atteindre ce seuil sans être délégué syndical ? C’est là qu’intervient le statut de représentant de section syndicale (RSS) qui peut être obtenu en dehors des périodes d’élections. Bien qu’il ne puisse pas participer aux négociations des accords collectifs, le RSS bénéficie néanmoins de quatre heures par mois pour se faire connaître et lancer sa communication avant les prochaines élections. S’il n’obtient pas les 10 % requis, il ne pourra plus être renommé RSS. C’est donc un statut à utilisation unique.
Pour constituer la section syndicale qui participera aux premières élections, Karsten Beyer recommande de former un groupe solide – au-delà du minimum requis de deux adhérents – car la légitimité de la future section dépendra de sa capacité à fédérer les salariés.
« Si vous êtes seul à vouloir créer une section et que vous avez dès le début des difficultés à convaincre vos collègues, il faudra remettre ce projet en question, analyse Éric Labouré, délégué national CFE-CGC. Une section, c’est un petit noyau collectif qui va s’étoffer et grandir, ça ne peut pas être le projet personnel d’une seule personne. »
La future liste présentée aux élections est d’ailleurs sujette à des obligations de mixité afin d’être représentative du collège électoral. Il faut donc trouver un équilibre entre les compétences professionnelles des membres et les affinités personnelles. « En plus d’une diversité des compétences, il faut une diversité des métiers, des services et des populations. Si tous vos membres sont à la comptabilité, les autres services seront moins enclins à voter pour vous », souligne Karsten Beyer.
ORGANISER ET STRUCTURER
Une fois les premiers adhérents identifiés et recrutés, il faut ensuite organiser la future section, en répartissant les responsabilités (soutien des salariés, communication, rôle juridique, liaison avec la structure nationale…) et établir les modalités de fonctionnement du groupe ainsi que son orientation. Cette structuration permet de renforcer le lien avec les autres militants, mais aussi de tester la pertinence du projet syndical et de l’ajuster si nécessaire avant l’échéance électorale. « C’est à ce moment qu’il faut se faire connaître des électeurs, à qui il faut montrer que l’on pourra porter leur voix et défendre leurs intérêts en intégrant leurs préoccupations », constate Karsten Beyer.
LA FORMATION, UN INVESTISSEMENT PRIORITAIRE
L’organisation de la section passe aussi par une formation de l’équipe syndicale. La CFE-CGC propose un catalogue comprenant notamment un parcours de neuf modules dédiés au futur délégué syndical (développement de section, techniques de négociations, représentation du personnel, communication écrite et orale…) et un support pédagogique pour réussir les élections.
Plus les membres de la section seront formés au droit syndical et aux missions de représentant, plus ils seront crédibles auprès des salariés. Cette acquisition des connaissances renforcera l’efficacité de la section dès sa validation officielle. Par ailleurs, une telle démarche démontre le sérieux du syndicat pour accompagner l’ensemble des membres de la section. Attention toutefois à ne pas se concentrer uniquement sur la formation du délégué
syndical. Tous les membres de l’équipe, selon leur profil et leurs responsabilités, doivent monter en compétence et en connaissance sur de grands sujets : communication, lecture des comptes, épargne salariale, santé, lutte contre le harcèlement…
D’autant qu’envoyer quelqu’un en formation témoigne de la confiance qu’on lui accorde et que cela aide le militant à mieux comprendre son rôle et à identifier ses besoins. « La formation est un enjeu aussi important que le recrutement », insiste Karsten Beyer.
BIEN PRÉPARER SA PREMIÈRE ÉLECTION
La première élection est la plus cruciale. Son résultat déterminera le poids de la section dans les négociations. Karsten Beyer conseille d’être discret : « Vous n’êtes protégés qu’à partir du moment où la liste est déposée. Avant, il peut y avoir des pressions venant de la part des directions ou des autres organisations syndicales face à un nouveau rival. Je recommande de se révéler six mois avant les élections, tout en se préparant bien plus en amont. »
L’étiquette CFE-CGC, organisation syndicale catégorielle, facilite l’attraction des techniciens, agents de maîtrise, VRP, ingénieurs, cadres ou agents publics. « D’autant que les individus privilégient d’abord l’aspect humain : ils votent pour Gérard, Amine, Nicole ou Camille plutôt que pour une étiquette syndicale », témoigne Éric Labouré. Et s’il peut être compliqué de s’implanter là où d’autres syndicats sont présents, « il
peut aussi y avoir un vide et remplir ce dernier permet d’attirer des profils qui seront d’autant plus impliqués si vous êtes seul à vous intéresser à leurs préoccupations », juge Karsten Beyer.
TRAVAIL DE TERRAIN ET ÉCOUTE DES SALARIÉS
En effet, l’erreur classique consiste à plaquer un programme syndical générique sans prendre le pouls spécifique de l’entreprise. Les futurs candidats doivent ainsi mener un véritable travail de terrain pour auditer les attentes du personnel d’encadrement (reconnaissance, charge de travail, perspectives d’évolution, organisation du travail…). « Il faut aller à la rencontre des salariés, comprendre leurs difficultés quotidiennes, écouter leurs idées et montrer concrètement comment la CFE-CGC peut les aider », résume Éric Labouré.
Cette phase de diagnostic permet de construire un discours crédible, adapté aux enjeux locaux, et de mener une campagne électorale avec des solutions réalistes, même face à des organisations syndicales déjà implantées dans l’entreprise.
Après les élections, si le score dépasse 10 %, le RSS devient donc délégué syndical.
S’il ne peut plus se représenter en cas d’échec, cela ne sonne pas le glas de la section puisqu’un autre membre de la liste pourra être désigné comme nouveau RSS pour les prochaines élections. Pour Karsten Beyer, un échec ne remet pas en question la pertinence de l’engagement des membres : « Peu importe les résultats, il ne faut surtout pas mettre de côté les personnes qui se sont engagées, même si elles n’ont pas été élues, car elles constituent un vivier précieux pour l’avenir. »
QUEL BUDGET ?
À la suite des élections, la question du financement se pose. « À la CFE-CGC, l’argent n’est pas détenu par la section syndicale mais par le syndicat auquel elle est rattachée, rappelle Éric Labouré. Une section dans une entreprise de métallurgie sera rattachée à la CFE-CGC Métallurgie, une section dans un laboratoire à la CFE-CGC Chimie, etc. C’est le syndicat qui arbitre des moyens appropriés pour aider la section à se
développer dans telle entreprise. Une section de trois adhérents dans une PME n’a évidemment pas les mêmes besoins qu’une section de 2 500 adhérents chez Airbus. »
Si les locaux syndicaux (pour les entreprises de plus de 200 salariés) et le matériel informatique de la section sont mis à sa disposition par la direction de l’entreprise, les kakémonos et autres supports de communication (badges, documentations, guides…) font partie des éléments potentiellement financés par le syndicat de rattachement. « Pour les obtenir, il faut venir avec un projet structuré, une équipe constituée et de quoi lancer une véritable dynamique sociale », conseille Éric Labouré.
Source : Confédération CFE-CGC
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Pour la 6e année consécutive, l’Apec a cherché à mesurer la part que représente chaque OPCO dans les recrutements de cadres (bilan 2025 et prévisions 2026), ainsi que la répartition de ces recrutements (IDF vs autres régions hexagonales, taille d’entreprise…).
L'objectif est notamment de l’objectif est de contribuer à une meilleure compréhension de la dynamique de l’emploi cadre - près de 330 branches professionnelles sont réparties au sein des 11 OPCO, et de favoriser les échanges d’informations entre l’observatoire de l’emploi cadre de l’Apec et les observatoires présents au sein de chaque OPCO.
Télécharger l'étude "Les recrutements de cadres et les OPCO - Edition 2026"
Source : corporate.apec.fr
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Olivier Tainturier, administrateur de l'État qui a occupé plusieurs postes de sous-préfets, a été nommé "coordonnateur" des projets industriels stratégiques dits "Notre-Dame".
Le gouvernement a nommé un "coordonnateur" des projets industriels dits "Notre-Dame", afin d'accélérer "les investissements industriels", conformément au plan présenté récemment par l'exécutif, a annoncé mardi le ministère de l'Industrie. Au mois d'avril, Emmanuel Macron s'est rendu en région Auvergne-Rhône-Alpes, dans le département de l'Allier, pour présenter un plan de réindustrialisation focalisé sur 150 projets stratégiques, en s'appuyant sur l'exemple de la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris en matière de simplification et d'accélération des procédures.
Pour coordonner ces projets, le ministre délégué à l'Industrie, Sébastien Martin, a nommé Olivier Tainturier, administrateur de l'État et juriste de formation, qui a occupé plusieurs postes de sous-préfets, dernièrement à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), territoire où le ministre a exercé ses mandats électoraux avant son entrée au gouvernement.
Olivier Tainturier "aura vocation à aller à la rencontre des porteurs de projets, des préfets, des services déconcentrés de l'État, des collectivités territoriales et des acteurs industriels, en lien avec la Direction générale des entreprises, les autres ministères et les services locaux de l'État", a précisé le ministère de l'Industrie dans un communiqué.
Juriste de formation, ancien magistrat administratif puis sous-préfet dans plusieurs territoires, Olivier Tainturier maîtrise les procédures de l'État ainsi que les contraintes réglementaires qui ralentissent souvent les projets industriels. Son expérience de terrain, notamment comme sous-préfet de Chalon-sur-Saône, l'a amené à travailler avec les collectivités, les services déconcentrés et les industriels sur des projets de développement économique.
Pour le gouvernement, cette double connaissance des rouages administratifs et des réalités locales pourrait lui permettre d'identifier plus rapidement les blocages et d'accélérer la concrétisation des investissements stratégiques.
"Identifier concrètement les points de blocage"
Il aura pour mission "d'identifier concrètement les points de blocage, d'accélérer leur résolution et de garantir un suivi opérationnel au plus près des réalités locales", selon le ministère. Il exercera ses fonctions "sous l'autorité de Sébastien Martin", pour "transformer rapidement les décisions en réalisations concrètes".
Les projets sont "souvent liés au numérique", "à la transition écologique", "à la défense", a énuméré sur Public Sénat le ministre de l'Industrie Sébastien Martin, citant l'exemple d'une mine de lithium dans l'Allier et d'un site de recyclage de terres rares dans les Pyrénées-Atlantiques.
Source : bfmtv.com
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Sauvons la filière française du polyamide (le NYLON) : soutenons le projet Polytechnyl France New Deal
Pendant des décennies, cette entreprise a été l’un des fleurons de l’industrie française.
Née sous Rhône-Poulenc, puis devenue Rhodia, avant d’intégrer Solvay, elle a contribué à faire rayonner le savoir-faire industriel français dans le monde entier. Ses sites de Valence et de Belle Étoile (à Saint-Fons, près de Lyon) ont participé au développement de la marque Technyl, référence mondiale du polyamide (le nylon) de haute performance.
Cette histoire industrielle exceptionnelle est aujourd’hui menacée.
Après avoir été cédée à Domo en 2019, un acteur belge de taille beaucoup plus modeste que ses prédécesseurs, les sites français ont progressivement été fragilisés jusqu’à se retrouver en grande difficulté économique.
Le 27 avril 2026, une décision lourde de conséquences a été prise : la marque Technyl, les brevets développés en France et l’ensemble des activités mondiales ont été repris par le fonds d’investissement américain Lone Star.
Tous les sites internationaux ont été conservés.
Tous, sauf les deux sites français historiques de Valence et de Belle Étoile.
Ainsi, demain, les produits continueront à être fabriqués partout dans le monde à partir de technologies développées en France, sous une marque créée en France, grâce à des brevets français… mais plus en France.
Cette situation est incompréhensible.
Plus de 550 salariés sont directement touchés. Derrière eux, ce sont des sous-traitants, des fournisseurs, des transporteurs, des prestataires et des commerces locaux qui subissent les conséquences de cette décision. Au total, plus de 2 500 emplois sont concernés directement ou indirectement entre la métropole lyonnaise et la Drôme.
Pourtant, une alternative existe.
Refusant de voir disparaître un savoir-faire construit pendant plusieurs générations, d’anciens dirigeants et experts industriels ayant participé au développement de cette activité lorsqu’elle figurait parmi les références mondiales du secteur ont élaboré une solution complète de relance. Soutenu et aidé par la CFE-CGC.
Ce projet, baptisé Polytechnyl France New Deal, n’est pas une idée théorique.
C’est une solution industrielle clé en main, fondée sur un véritable business plan, construite par des femmes et des hommes qui connaissent parfaitement les marchés, les produits, les technologies, les clients et les enjeux de cette filière stratégique.
L’objectif est simple :
• préserver les emplois ;
• relancer l’activité industrielle sur les sites de Valence et de Belle Étoile ;
• maintenir les compétences en France ;
• reconstruire un acteur industriel français du polyamide ;
• préserver notre souveraineté industrielle.
Nous demandons à l’État, aux collectivités territoriales, aux acteurs économiques et à tous les citoyens attachés à l’avenir industriel de notre pays de soutenir activement cette démarche.
La France ne peut pas accepter que ses technologies, ses brevets, ses marques et ses savoir-faire continuent à créer de la valeur partout dans le monde, sauf sur son propre territoire.
En signant cette pétition, vous soutenez le projet Polytechnyl France New Deal et l’avenir industriel de notre pays.
Parce qu’il est encore possible d’écrire une autre histoire.
Parce qu’il est encore possible de produire en France.
Parce qu’il est encore possible de sauver cette filière stratégique.
Nous refusons que les brevets français, la marque française et le savoir-faire français continuent à produire de la richesse partout dans le monde, sauf en France.
Soutenez Polytechnyl France New Deal.
Soutenez les salariés de Valence et de Belle Étoile.
Soutenez l’industrie française.
Lanceur de pétition : Jean-Claude GARCIA Délégué National Confédéral CFE-CGC Président de la CFE-CGC Chimie Dauphiné Savoie
Source : change.org