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La CFE-CGC tiendra son 39e congrès les 10 et 11 juin à Strasbourg, au Palais de la musique et des congrès. Coup de projecteur sur l’union régionale CFE-CGC Grand Est avec son président, Alain Monpeurt.
En tant que président de l’union régionale CFE-CGC Grand Est, que représente le fait d’être l’hôte du 39e congrès confédéral (10 et 11 juin à Strasbourg) ?
C’est un immense honneur pour notre union régionale Grand Est. Il y a là une fierté collective, celle d’accueillir l’ensemble de notre organisation dans une région parmi les plus diverses de France, qui incarne à la fois l’histoire sociale de notre pays et une véritable dynamique économique.
Être hôte d’un congrès confédéral, c’est aussi la reconnaissance du travail réalisé par nos équipes régionales, départementales et locales depuis de nombreuses années. Nos militants, nos mandatés, nos développeurs territoriaux et nos membres du comité directeur régional s’engagent au quotidien pour faire progresser la CFE-CGC sur notre territoire. Accueillir ce grand temps fort CFE-CGC, c’est valoriser leur énergie, leur constance et leur sens du service !
"Des militants engagés pour faire progresser la CFE-CGC sur notre territoire"
Pouvez-vous nous présenter l’union régionale et le cadre économique et social de la région Grand Est ?
L’UR CFE-CGC Grand Est est née en 2016 à la suite de la réforme territoriale. Elle regroupe aujourd’hui les dix départements des trois anciennes régions Alsace, Lorraine et Champagne-Ardenne. Nous nous appuyons sur 9 unions départementales, 5 unions locales, et 17 fédérations sont représentées au sein de notre comité directeur régional.
Avec près de 14 500 adhérents, un chiffre en progression constante depuis 2016, la CFE-CGC est présente dans l’ensemble des secteurs économiques du territoire qui sont autant de branches très structurantes pour la région : industries de la métallurgie, des énergies et de la chimie, finance et assurance, services publics, commerce, agroalimentaire, transports…
Le Grand Est est une région singulière, multiculturelle, frontalière de quatre pays, fortement industrielle, innovante et tournée vers l’Europe. La CFE-CGC y joue pleinement son rôle. Nos équipes militantes défendent les salariés, accompagnent les transitions (économique, écologique, numérique…) et contribuent au dialogue social territorial.
"Exprimer la voix de la CFE-CGC dans toutes les grandes politiques publiques régionales du Grand Est"
Sur le plan syndical, comment s’exprime votre voix régionale et quelles actions menez-vous sur le territoire ?
Nous jouons d’abord un rôle d’interface entre la confédération, les fédérations et le territoire en relayant les positions nationales tout en faisant remonter les réalités de terrain pour nourrir la réflexion de l’organisation. Ensuite, nous assurons le développement territorial. Avec près de 60 développeurs territoriaux, nous renforçons notre implantation dans les entreprises où la CFE-CGC est absente et nous soutenons les sections existantes.
Nous animons un réseau très actif en matière de formation syndicale, de communication et d’accompagnement des militants. Ces actions sont valorisées via des newsletters, par une forte présence sur les réseaux sociaux, par des campagnes d’adhésion et par des formations au plus près des besoins.
Sur le plan institutionnel, nous gérons plus de 150 mandats régionaux et départementaux. Cela permet d’exprimer la voix de la CFE-CGC dans toutes les grandes politiques publiques régionales. Enfin, nous animons la vie syndicale : Foire annuelle de Châlons, rencontres des mandatés, visites d’entreprises emblématiques du territoire en vue de créations de sections syndicales, etc. Ces temps forts collectifs renforcent notre cohésion et notre influence.
Source : Confédération CFE-CGC
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Retrouvez le communiqué de presse de la CFE-CGC Michelin du 28 mai 2026.
Michelin vient d’annoncer une démarche de simplification des métiers du tertiaire en France. Ce « projet d’adaptation des effectifs » concernerait jusqu’à 1 500 postes sur 3 années, majoritairement dans le tertiaire (2/3 tertiaire et 1/3 industrie).
Le communiqué de Michelin précise que les départs seront volontaires. Le cadre juridique serait des RCC (Rupture Conventionnelle Collective) annuelles, adossées à la négociation sur la Gestion des Emplois et des Parcours Professionnels (GEPP).
Quelle est la justification de ces suppressions de postes ?
Michelin avance une structure de coûts trop élevée en France. Pourtant le taux de SG&A de Michelin est l’un des plus bas des manufacturiers premium. (Retrouvez ici l’étude du cabinet SECAFI et l’analyse de nos élus). Les résultats spécifiques de la France restent largement positifs, hors éléments de restructurations. Certes les volumes continuent à reculer et la croissance n’est plus au rendez-vous. Mais Michelin reste très rentable et la performance financière est excellente, comme cela a été confirmé le 22 mai à l’Assemblée Générale des Actionnaires.
Confrontés à cette annonce, les élus CFE-CGC sont plus que jamais mobilisés pour défendre les salariés et l’emploi en France. Les négociations vont commencer en juin. Nous sommes déterminés.
Parmi nos demandes, nous avons quatre lignes rouges.
1. Personne ne doit être poussé à partir. La CFE-CGC prend acte de l’engagement de Michelin de ne pas recourir à des départs contraints. Nous serons extrêmement vigilants à ce qu’aucune pression, directe ou indirecte, ne vienne contourner cet engagement.
2. Malgré le discours rassurant de Michelin, les suppressions de postes comportent des risques importants : désorganisation des équipes, accroissement de la charge de travail et perte de compétences clés. La CFE-CGC exige des garanties concrètes sur chacun de ces points pour les salariés qui vont rester en poste.
3. Nous réclamons aussi qu’une vraie gouvernance, qui associerait les organisations syndicales signataires, soit mise en place par Michelin pour piloter les départs et éviter qu’ils ne soient remplacés au bout de quelques mois, comme cela a été le cas avec des projets précédents. Il est inacceptable de supprimer des postes pour recruter ensuite dans les mêmes fonctions.
4. La négociation sur la Gestion des Emplois et des Parcours Professionnels qui commence sera encore plus cruciale que prévu. Elle devra intégrer des mesures exceptionnelles, en particulier pour les fins de carrière. Les élus CFE-CGC le revendiquent clairement. Sans avancées significatives sur ces mesures, la CFE-CGC ne pourra pas être signataire des accords.
Derrière chaque poste supprimé, il y a un salarié, un parcours et une vie professionnelle. La CFE-CGC Michelin sera aux côtés de tous les salariés et interviendra à chaque situation où les engagements que prend Michelin ne seraient pas respectés.
Contacts CFE-CGC MICHELIN
Jean-François Landemaine Délégué Syndical Central 06 24 15 75 34
Valérie Dossin Déléguée Syndical Central Adjoint 06 89 55 79 86
Nicolas Mirvault Délégué Syndical – Coordinateur Clermont-Ferrand 06 51 04 82 37
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Les retraites complémentaires Agirc-Arrco de 14 millions de salariés du privé restent gelées depuis novembre 2025. Ce blocage alimente un important bras de fer social. Une éventuelle hausse avant novembre 2026 est-elle encore possible ?
Près de 14 millions de retraités français font face à une situation financière difficile depuis l'automne dernier. Le débat sur l'avenir de votre retraite en 2026 bloque le montant de vos allocations complémentaires depuis le mois de novembre 2025. Cette stagnation des revenus intervient alors que les prix de l'essence, de l'énergie et de l'alimentation augmentent à nouveau. La perte de pouvoir d'achat est donc très concrète pour le budget quotidien de millions de ménages français. Les théories initiales prévoyaient pourtant une hausse comprise entre 0,2 % et 1 % pour l'année dernière, selon Modes et Travaux. L'absence d'accord final entre les partenaires sociaux a malheureusement stoppé net cette revalorisation attendue par les seniors.
Aujourd'hui, la reprise générale de l'inflation ravive fortement les espoirs d'une hausse anticipée avant la fin de l'année. Le calendrier traditionnel pointe vers le début du mois de novembre, mais les discussions de coulisses s'intensifient chaque jour. Le patronat et les syndicats multiplient les échanges pour tenter de trouver une issue favorable très rapidement. Les retraités du secteur privé espèrent un geste financier pour compenser le manque à gagner de l'an passé. Une brèche semble encore ouverte pour faire évoluer positivement la situation avant l'échéance légale de l'automne prochain.
Retraite 2026 : les réserves financières permettent-elles de stopper le gel de votre complémentaire Agirc-Arrco ?
Les derniers chiffres officiels montrent pourtant une excellente santé financière pour le régime complémentaire des salariés du privé. Au 31 mars 2026, l'institution affiche un excédent de 1,4 milliard d'euros pour l'exercice comptable précédent. Ce résultat positif intègre un solde technique de 300 millions d'euros et 1,1 milliard d'euros de revenus financiers. De plus, les réserves globales de la caisse atteignent désormais le montant historique de 91,2 milliards d'euros. Cette importante cagnotte donne de solides arguments économiques aux syndicats pour réclamer une revalorisation rapide des pensions.
Cependant, la direction de la caisse refuse catégoriquement de modifier le calendrier annuel pour le moment. Brigitte Pisa, vice-présidente de l'Agirc-Arrco, rappelle la nécessité absolue d'une gestion prudente face au grand choc démographique. Les discussions officielles se tiendront uniquement à l'automne sur la base d'indicateurs macroéconomiques définitifs et validés. Aucune hausse intermédiaire ne sera accordée et aucun rattrapage rétroactif ne sera appliqué pour l'année 2025. Les assurés devront donc faire preuve de patience face à cette gouvernance financière très stricte.
La bataille pour obtenir un rattrapage des pensions
Les représentants des salariés maintiennent une forte pression sur le patronat pour débloquer les négociations au plus vite. Christelle Thieffinne, représentante de la CFE-CGC, a déclaré à Notre Temps : "Pour nous, la non-revalorisation de la retraite complémentaire en 2025 est un échec. C'est l'un des sujets prioritaires que nous devons traiter entre partenaires sociaux. Nous devons dresser un état des lieux, déterminer le niveau de revalorisation qui aurait dû être appliqué en novembre dernier et voir comment rétablir la situation."
Les cinq syndicats représentatifs ont ainsi envoyé un courrier commun aux organisations patronales pour exiger des pourparlers. Une réunion spécifique a eu lieu le 5 mai pour aborder directement l'impact financier de ce gel prolongé. Régis Mezzasalma, membre actif de la CGT, souhaite dissocier le rattrapage de l'augmentation annuelle classique de l'automne : "Nous voulons bien dissocier les deux revalorisations, celle de rattrapage et celle, traditionnelle, prévue au 1er novembre. Pour nous, le rattrapage doit se situer entre 0,6 % et 1 %." Concrètement, ce geste ajouterait 6 à 10 euros par mois pour une pension de 1 000 euros. Sans un nouvel accord paritaire après le 14 juillet, aucune revalorisation n'interviendra avant novembre 2026.
Source : aufeminin.com
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Le propriétaire thaïlandais de l’usine Indorama Ventures de Longlaville (Meurthe-et-Moselle) a annoncé vendredi 15 mai 2026 aux organisations syndicales qu'il comptait fermer le site à l'été. Il évoque la concurrence chinoise qui aurait réduit les carnets de commandes de cette unité spécialisée dans les fibres plastiques pour les pneumatiques.
Le groupe asiatique Indorama Ventures va fermer cet été son usine de Longlaville (Meurthe-et-Moselle), laissant plus de 160 salariés sur le carreau, a appris de source syndicale l'Agence France Presse (AFP) vendredi 15 mai 2026. L'usine, qui produit à quelques kilomètres de la frontière luxembourgeoise des fibres plastiques pour les fabricants de pneus, voyait depuis plusieurs années son carnet de commandes se réduire sous la pression de la concurrence chinoise selon l'AFP.
Un accord aurait été négocié afin d'obtenir des indemnités, des primes exceptionnelles et des congés de reclassement pour les 165 salariés, a indiqué Abdelkader Moulay Rchid, délégué syndical CFDT. Une prime de 8 000 euros pour tous les salariés, 1 800 euros par année d’ancienneté ainsi que huit mois de congé de reclassement, avec deux mois supplémentaires en l’absence de solution de retour à l’emploi sont évoqués, sans confirmation de la direction.
Sous-activité et aucun repreneur intéressé
"On dépasse les 200 salariés" touchés selon Abdelkader Moulay Rchid, en incluant les intérimaires et les emplois induits. La date de fermeture n'est pas connue, mais l'usine devrait cesser de produire le 23 juin et les salariés devraient recevoir leurs lettres de licenciement en juillet.
Nos confrères de l'Usine Nouvelle évoquent la recherche infructueuse d'un repreneur pour justifier l'arrêt de l'activité : le site lorrain n'aurait tourné qu'à 50% de ses capacités en 2024 et 2025.
Indorama est un des premiers fabricants mondiaux de PET (polythéréphtalate d'éthylène), plastique utilisé dans la fabrication de bouteilles d'eau, de barquettes alimentaires ou de textile. L'entreprise emploie 25 000 salariés à travers le monde et affichait en 2024 un chiffre d'affaires de 15,4 milliards de dollars (environ 13,2 milliards d'euros).
Source : france3-regions.franceinfo.fr
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Communiqué de presse : CFDT | CGT | FO | CFE-CGC | CFTC | UNSA | Solidaires | FSU
Grâce à nos alertes syndicales et nos mobilisations, la proposition de loi initialement envisagée pour permettre très largement aux entreprises de faire travailler les salariéꞏes le 1er mai a dû être abandonnée. Après que le Ministre du travail a indiqué que la loi actuelle sur le 1er mai ne serait pas modifiée, le Premier ministre s’est finalement empressé de déposer un nouveau projet de loi, confirmant l’obstination à répondre à la moindre des exigences patronales et à s’attaquer aux droits des salariéꞏes, jusqu’au SEUL jour complètement protégé du travail et de sa subordination. L’acharnement sur le 1er mai se poursuit le 16 juin au Sénat, après un épisode extrêmement préoccupant du 1er mai 2026 où l’exécutif a franchi un nouveau seuil en accompagnant, si ce n’est en incitant, les infractions à la loi, au mépris de la séparation des pouvoirs, principe constitutif de toute démocratie !
Aucune organisation syndicale n’est favorable à cette énième tentative de remise en cause du 1er mai seul jour férié obligatoirement chômé et rémunéré, et symbolique pour les travailleursꞏeuses en France comme à l’international.
En resserrant son champ d’application aux « boulangers pâtissiers artisanaux et artisans fleuristes », le projet de loi ne vient pas « sécuriser » une situation existante – il ne faisait en réalité pas débat que ceux-là ne peuvent actuellement pas faire travailler des salariéꞏes – mais bien étendre la dérogation existante. Et cela aux dépens des salariéꞏes mais aussi des petits commerces indépendants de proximité qui pouvaient jusqu’ici déjà ouvrir, à la seule condition de ne pas faire travailler de salariéꞏes, sans subir la concurrence des grands groupes qui seraient demain nombreux à pouvoir se prévaloir de la nouvelle dérogation (du fait de découpages fréquents en petites entités permettant d’entrer dans la catégorie dite artisanale).
En plus des milliers de salariéꞏes qui seraient immédiatement concernéꞏes, cette ouverture de la dérogation au principe du repos rémunéré le 1er mai constitue une première brèche, remettant en cause l’exceptionnalité de cette journée : à chaque fois qu’un principe est entamé, les dérogations s’étendent progressivement jusqu’à devenir la règle. Le travail du dimanche en est une illustration éclairante, et, une fois le travail généralisé ce jour-là, les majorations n’ont plus lieu d’être.
Quant au « volontariat », ajouté pour rassurer, il n’existe pas du fait du lien de subordination inhérent au contrat de travail, d’autant plus dans les petites entreprises.
Comme pour le dimanche, les employeurs obligeront les salariéꞏes à travailler le 1er mai sous peine de licenciement, ou de non-recrutement pour les nouvelles et nouveaux salariéꞏes.
Enfin, nous le rappelons, le 1er mai n’est pas un jour férié comme les autres. Il commémore les luttes pour les droits des travailleuses et travailleurs, marquées notamment
par des événements tragiques, comme la fusillade de Fourmies le 1er mai 1891. Remettre en cause le principe de cette journée, c’est remettre en cause plus d’un siècle d’histoire sociale et de conquêtes collectives.
Les travailleurs et les travailleuses attendent des parlementaires qu’ils et elles répondent aux urgences sociales : salaires, carburant, emploi, morts et accidents du travail, pas qu’ils remettent en cause les conquêtes sociales !
Les organisations syndicales CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, Solidaires et FSU appellent les parlementaires à s'opposer à toute tentative de remise en cause du 1er mai aux dépens des salariéꞏes mais aussi des petits commerces indépendants de proximité au profit des grands groupes, en rejetant le projet de loi présenté le 16 juin 2026.
Retrouvez ici le communiqué de presse
Source : Confédération CFE-CGC