Communiqués de presse

Merial est un fleuron de la santé animale avec 2500 salariés en France. Merial a cependant été cédé par Sanofi à la compagnie allemande Boehringer Ingelheim (BI) le 31 Décembre 2016 pour constituer BIAH (Boehringer Ingelheim Animal Health), avec l’engagement de garder en France l’intégralité de l’effectif de Merial jusqu’à fin 2018 et des promesses de cohérence stratégique.

A Lyon, les salariés de Merial comptaient donc y voir maintenir l’expertise et la capacité de décision indispensables à notre fonctionnement. Cependant, aujourd’hui, la délocalisation de plus de 200 postes à haut niveau de technicité et d’expérience hors de Lyon, vers l’Allemagne et hors du continent européen est envisagée. Au-delà du désastre social, cela constituerait de facto la disparition irrémédiable de l’expertise régionale et nationale en matière de stratégie, leadership, marketing, études de marché, services techniques et affaires réglementaires dédiés à la médecine et à la pharmacie vétérinaire.

15 mois de prison avec sursis et 10 000 € d’amende pour Serge BIECHLIN, le directeur de l’usine et amende maximum pour la société Grande Paroisse…
Ainsi, bien que les scientifiques aient démontré, lors de l’audience, l’erreur de l’expertise officielle, bien que l’Avocat Général ait lui-même reconnu cette erreur, le tribunal est passé outre.

Par incompétence technique ou par pusillanimité, le tribunal a refusé toute nouvelle expertise fondée sur des éléments techniques que nous lui avions fournis , et prononcé, sans grande conviction semble-t-il, des condamnations….

S’il n’y a pas de suite à ce verdict, le dossier AZF rejoindra la liste des dossiers « non élucidés » que la justice collectionne.
C’est désolant pour notre pays…. !

 

Une fois de plus, une entreprise du secteur de la chimie est épinglée par les juges pour non-respect de la convention collective des industries chimiques.

A compter de 2014, la direction de Solvay a décidé de mettre fin aux augmentations générales (AG) de salaires pour toutes les catégories de salariés et de ne les réserver qu’aux salariés dont le coefficient hiérarchique est inférieur à 325.

La CFE-CGC a dénoncé immédiatement une volonté déguisée d’exclure les cadres des AG attribuées aux autres salariés de l’entreprise, en tentant de contourner les dispositions relatives aux Ingénieurs et Cadres (article 18-4) de la Convention Collective de la branche, selon lesquelles « Toute hausse de caractère général appliquée dans un établissement sur les rémunérations des autres catégories de salariés se répercute dans le même pourcentage sur les rémunérations des cadres de cet établissement, à l’exception des participations au chiffre d’affaires ou aux bénéfices ».

 

La Fédération de la Chimie accompagnée des Fédérations CFE-CGC Energies, Banque, Crédit Agricole, FIECI (bureaux d’études technique Syntec), Commerce et Services, Culture Communication Spectacles, Construction, Inova, Transport ont décidé de poursuivre les mouvements de manifestation.

En effet, nos actions sont plus que jamais utiles, puisque même si les ordonnances ont été adoptées en conseil des ministres, il n’en est pas moins que le plus important reste à venir : les décrets d’application de ces ordonnances, et les réformes concernant l’Assurance chômage, la Formation Professionnelle, et l’Apprentissage.

Solidaires avec notre président confédéral, François Hommeril, qui reçu le 12 octobre à l’Elysée a fait part au président de la République de l’opposition de la CFE-CGC aux ordonnances réformant le Code du travail qui amoindrissent les droits des salariés, et émis le souhait de phases préalables de négociation entre partenaires sociaux pour les réformes à venir. Nos Fédérations appellent à rejoindre la mobilisation du 19 octobre à Paris, et dans toutes les villes où l’unité syndicale aura pu se réaliser (pour plus de renseignements, vous pouvez contacter vos unions territoriales).

La direction de Boehringer Ingelheim vient d’annoncer ce jour, lors d’un CCE et d’un CE, la cession de son site de Saint Herblon (Loire-Atlantique). Ce site cinquantenaire emploie 111 salariés et a développé au fil des années une expertise dans la fabrication des seringues intra-mammaires ainsi que des formes buvables, poudres et injectables.

Après 2 ans d’intégration Merial et 1 an d’intégration Boehringer Ingelheim, le chiffre d’affaire est en berne, faute de force de vente dédiée à l’export, et en l’absence de stratégie pour la gamme et sans apport de nouveaux produits.

De plus le transfert de la fabrication des injectables à Toulouse a fragilisé le site et conduit à l’explosion des prix de revient de la gamme injectable.

Dans le cadre de la commission anti-trust, Boehringer Ingelheim a dû céder la majeure partie de sa gamme anti-inflammatoire chez nos clients : Genixine/Wellicox/Ketofen.

C’est donc avec un fort sentiment d’amertume et d’immense gâchis que la CFE-CGC a pris acte de la décision de vendre le site, et s’interroge sur son avenir.

La CFE-CGC demande des garanties sur les sujets suivants :
• Le choix d’un repreneur avec un projet stratégique de pérennité et d’investissements pour le site,
• La reprise de l’ensemble des salariés,
• Le maintien des acquis sociaux (Mutuelle, épargne salariale, RTT, etc…),
• Le versement d’une prime de cession par Boehringer Ingelheim.

La CFE-CGC compte peser dans les discussions à venir, dans un dialogue constructif tourné vers l’avenir du site et ses salariés.

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