À l’issue d’âpres négociations, la CFE-CGC Chimie s’est déclarée signataire de l’accord de branche qui porte à + 2,6 % au 1er janvier 2022 la valeur du point sur l’ensemble de la grille de classification de la branche Chimie, qui couvre à elle seule plus de 220 000 salariés.

Cela a pour conséquence de porter la valeur du point de 8,36 € à 8,58 € (base 38 heures) et de 7,70 € à 7,90 € (base 35 heures).

Soit sur une base 35 heures : 1 610,14 € pour le premier coefficient de l’avenant I (SMIC : 1 603,12 €), 1 777,50 € pour le premier coefficient de l’avenant II, et 2 765,00 € pour le premier coefficient de l’avenant III.

Tout au long des négociations, la CFE-CGC Chimie n’a eu de cesse de défendre le pouvoir d’achat des salariés, qui dans un contexte Covid ont vu leurs conditions de travail dégradées. Finalement, la CFE-CGC Chimie a obtenu un chiffre légèrement en deçà de l’inflation, mais elle n’en est pas restée là et a reçu un engagement de la chambre patronale de l’ouverture de négociations sur les thèmes suivants :

  • La reconnaissance dans la grille de classification, des diplômes de niveau 6 (Bac + 3 et Bac +4), le 14 avril 2022.
  • La suppression du complément de salaire, une grille de rémunération, base 35 h, etc., des négociations qui ont été renvoyées aux travaux du groupe technique paritaire sur la structure salariale, dont la prochaine réunion est programmée le 24 février 2022.

La CFE-CGC Chimie défendra les intérêts des salariés de l’encadrement sur ces thèmes

La balle est maintenant dans le camp de France Chimie, qui se doit de tenir ses engagements en termes de propositions qui devront être loyaleset acceptables afin d’assoir sa crédibilité auprès de la CFE-CGC Chimie, mais également auprès de tous les salariés de la branche.

La partie ne fait que commencer !

Contact :
Gérard PHILIPPS
Représentant de la Branche Chimie
07 86 61 44 28

La coordination CFE-CGC Solvay a réalisé un montage vidéo en interviewant les adhérentes et adhérents sur le thème « En quelques mots, que dirais-tu de la CFE-CGC ? ».

Découvrez ce montage sur la chaîne YouTube de la CFE-CGC Solvay :

https://youtu.be/W3ACISXK-FA

Contact : Laurent Daoud – laurent.daoud@solvay.com

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L’équipe de la Fédération CFE-CGC Chimie vous adresse ses meilleurs vœux pour cette nouvelle année qui débute à vos côtés :https://youtu.be/-eA7ZmiXj0I

Dans le cadre de la négociation annuelle obligatoire de 2022, la CFE-CGC Sanofi a rencontré pour la troisième foisla direction lundi 13 décembre. Lors de cette réunion, la direction a exposé aux organisations syndicales ses dernières propositions.

Pour la CFE-CGC Sanofi, les mesures proposées par la Direction ne répondent aucunement à l'attente des salariés. Année après année, Sanofi poursuit sa politique consistant à réduire sa masse salariale et les salaires pour augmenter sa profitabilitéSi les dirigeants de Sanofi "jouent pour gagner", les salariés, eux, continuent de perdre du pouvoir d'achat avec une inflation prévisionnelle de 2.8 % en 2021.

Plus d’informations sur le blog internet de la CFE-CGC Sanofi :

https://www.cfecgcsanofi.org/post/face-%C3%A0-une-inflation-de-2-8-sanofi-conc%C3%A8de-1-d-augmentation-collective

 

Image communique LEEM 102021 003 

Après les négociations avec les Organisations Syndicales représentatives de l’industrie pharmaceutique, le LEEM propose une revalorisation des minima conventionnels de la branche de seulement 2,2%.

La CFE-CGC avait demandé une revalorisation de l’inflation plus 1 point, soit un petit point de croissance sur une l’inflation des prix à la consommation de 2.6% à fin octobre en France en 2021, soit 3,6%. La proposition patronale est par conséquent inacceptable, et ceci pour les raisons suivantes :

1. Tout d’abord, comme le précise son négociateur de branche, François Reyrolle, «il s’agit de négocier les minima conventionnels, c’est-à-dire la grille des salaires des salariés les moins payés dans une industrie extrêmement prospère. Avec celle du luxe, l’industrie pharmaceutique est l’une des plus rentable en France, de plus elle n’a pas souffert durant la crise de la Covid ».

2. La CFE-CGC ne peut pas accepter qu’à date, en janvier 2022, ces salariés se verront amputer d’une partie de leur pouvoir d’achat avec une progression en deçà de l’inflation qui est galopante. De plus, cette industrie a obtenu des subventions publiques permettant de financer l’innovation. En dépit de cela, la branche n’assure même pas aux salaires les plus faibles un maintien du cout de la vie.

3. Le LEEM, organisation patronale de l’industrie pharmaceutique, ne tient aucunement compte de l’injonction du gouvernement d’accorder aux salariés une augmentation suffisante pour faire face à l’inflation actuelle.

4. 2,2% c’est la hausse qui a été accordée pour le SMIC en juillet 21 avec effet en octobre pour tous les secteurs. Dès Octobre, les salariés classifiés au premier niveau de la classification de la convention collective de l’industrie pharmaceutique auront un niveau de rémunération inférieur au SMIC. Ce salaire minimal est désormais rattrapé par le SMIC qui a bénéficié au fil des ans de hausses plus importantes que celles allouées par l’industrie pharmaceutique…

5. Ce fait reflète bien la symptomatique d’une industrie qui cherche à rogner même sur les plus bas salaires, pour s’assurer des marges toujours croissantes dans ce monde du médicament.

6. Ces minima ne sont quasi pas d’actualités fort heureusement dans le monde des « Big Pharma », mais ils sont imposés par ces colosses de l’industrie pharmaceutique auprès de leurs sous-traitants qui fabriquent pour leur compte le médicament, tellement le prix d’achat du produit fini proposé par ces firmes est bas. C’est donc chez ces façonniers que se concentre la majorité des salariés aux minima conventionnels.

Si le comportement de la grande distribution est souvent dénoncé avec des politiques commerciales agressives auprès des sous-traitants, celle des acteurs majeurs du secteur du médicament n’est pas en reste. Des marges colossales sont réalisées ensuite par ces donneurs d’ordre.

La CFE-CGC demande ici une meilleure redistribution des profits au travers d’une revalorisation décente des salaires minima par classification.

Le LEEM doit s’engager dans une véritable négociation salariale responsable qui reconnaitra à la fois l’investissement des salariés mais devra rendre également ce secteur attractif suite aux annonces de l’état affichant une volonté de réindustrialiser ce secteur du médicament dans notre pays.

La CFE-CGC défend sans relâche le pouvoir d’achat des salariés. Nous refusons de concourir à l’appauvrissement des salariés de la branche de l’industrie pharmaceutique en signant un accord, qui, bien qu’augmentant la valeur des minima conventionnels, ne permettrait pas de compenser l'inflation galopante. Les 2,2% proposés par le patronat sont de fait très en-deçà de la demande de la CFE-CGC de préservation du pouvoir d’achat.

La Fédération CFE-CGC Chimie, qui couvre la branche de l’industrie pharmaceutique, déplore cette attitude inique de la part de certains dirigeants qui pèsent lourd dans l’instance de cette branche et rappelle que ce sont les salariés qui constituent la richesse d’une entreprise. Ils méritent à ce titre une considération nettement plus juste.

Par conséquent, la CFE-CGC ne signera pas cet accord.

 

Contact : François REYROLLE
Représentant de la Branche Industrie Pharmaceutique
06 08 26 42 42
francoisreyrolle@yahoo.fr

 

 

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