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À partir du 1er janvier 2027, reprendre une activité professionnelle avant 64 ans entraînera la suspension totale de votre pension de retraite, euro par euro. Cette mesure, adoptée discrètement dans le budget de la Sécurité sociale, concernera tous les futurs retraités et transforme radicalement les règles du cumul emploi-retraite.
Un écrêtement total qui change tout
La réforme du cumul emploi-retraite adoptée le 16 décembre 2025 instaure un mécanisme d'écrêtement qui entre en vigueur le 1er janvier 2027. Ce dispositif concerne uniquement les personnes qui liquideront leur retraite à partir de cette date.
Le principe est simple mais radical : si vous partez à la retraite avant 64 ans et que vous reprenez une activité professionnelle, chaque euro que vous gagnez sera intégralement déduit de votre pension de retraite. Concrètement, si vous percevez 1 500 € de pension mensuelle et que vous gagnez 800 € en reprenant un emploi, votre pension sera réduite de 800 €. Vous ne toucherez donc que 700 € de retraite.
Ce mécanisme d'écrêtement à 100% s'applique dès le premier euro gagné, sans franchise ni exception. L'objectif affiché par le gouvernement est de décourager les départs anticipés à la retraite et de favoriser d'autres dispositifs comme la retraite progressive.
Pour vérifier vos droits et simuler l'impact de cette réforme sur votre situation, consultez le site de l'Assurance retraite.
Qui est concerné par cet écrêtement total ?
Cette mesure vise particulièrement les personnes qui bénéficient d'un départ anticipé à la retraite, soit environ 710 000 retraités qui cumulent actuellement emploi et pension.
Vous êtes directement concerné si :
- Vous partez à la retraite pour carrière longue (départ possible dès 60 ans si vous avez commencé à travailler avant 18 ans)
- Vous liquidez votre retraite avant 64 ans sans avoir atteint le taux plein
- Vous bénéficiez d'un départ anticipé pour handicap ou incapacité permanente
- Vous prévoyez de prendre votre retraite à partir du 1er janvier 2027
Point crucial : si vous avez déjà liquidé votre retraite avant le 1er janvier 2027, vous n'êtes pas concerné. Les nouvelles règles ne sont pas rétroactives. Seules les liquidations effectuées à partir de 2027 sont soumises à ce dispositif.
À titre de comparaison, avec les règles actuelles de 2026, un retraité au taux plein peut cumuler sa pension et ses revenus d'activité sans aucune limite. Cette liberté totale disparaît pour les nouveaux retraités dès 2027.
Combien allez-vous perdre concrètement ?
L'impact financier de cette réforme peut être considérable. Voici plusieurs exemples chiffrés pour comprendre les pertes potentielles.
Cas 1 : Départ carrière longue à 60 ans
Vous partez en retraite anticipée pour carrière longue avec une pension de 1 800 € par mois. Vous trouvez un emploi à mi-temps qui vous rapporte 1 000 € mensuels. Résultat : votre pension sera réduite de 1 000 €, vous ne toucherez donc que 800 € de retraite. Perte annuelle : 12 000 €.
Cas 2 : Départ à 62 ans sans taux plein
Vous liquidez à 62 ans avec une pension de 1 400 € mensuels. Vous reprenez une activité qui vous verse 600 € par mois. Votre pension sera amputée de 600 €, soit 800 € de retraite restante. Perte annuelle : 7 200 €.
Cas 3 : Travail occasionnel
Même pour de petits revenus, l'écrêtement s'applique. Si vous gagnez 200 € par mois en faisant quelques heures de consulting, ces 200 € seront déduits de votre pension. Sur l'année, vous perdez 2 400 € de retraite.
Entre 64 et 67 ans, les règles changent : un écrêtement partiel de 50% s'applique sur les revenus dépassant 7 000 € annuels. Après 67 ans, le cumul redevient libre sans limite.
Comment éviter ce piège
Plusieurs stratégies vous permettent de contourner ou d'atténuer l'impact de cette réforme.
Solution 1 : Liquider votre retraite avant le 1er janvier 2027
Si vous êtes éligible au départ anticipé en 2026, liquidez vos droits avant la fin de l'année. Vous conserverez ainsi les règles actuelles, beaucoup plus favorables. Cette option concerne les personnes nées en 1964 à 1966 qui peuvent partir pour carrière longue.
Solution 2 : Privilégier la retraite progressive
Ce dispositif vous permet de travailler à temps partiel tout en percevant une partie de votre pension, sans écrêtement. Vous devez avoir au moins 60 ans et justifier de 150 trimestres de cotisation. Renseignez-vous sur Service-public.fr pour connaître les conditions précises.
Solution 3 : Repousser votre départ à 64 ans minimum
Si vous attendez l'âge légal de 64 ans, l'écrêtement passe à 50% au-delà d'une franchise de 7 000 € annuels. L'impact financier devient donc moins pénalisant.
Solution 4 : Attendre 67 ans pour cumuler librement
À partir de 67 ans, le cumul emploi-retraite redevient totalement libre, sans plafond ni écrêtement. Cette option convient aux personnes en bonne santé souhaitant prolonger leur activité.
Bon à savoir : les indemnités d'élu local (maire, adjoint, conseiller municipal) ne sont pas considérées comme des revenus professionnels et ne sont donc pas concernées par l'écrêtement.
Source : senioractu.com
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Cet outil destiné aux dirigeants des entreprises et des collectivités passe en revue 20 critères pour évaluer l'autonomie technologique, économique et juridique.
Le développement de l’IA générative et du quantique risque d’accroître encore davantage notre dépendance aux technologies américaines. Pour tenter de renverser la tendance, un Indice de Résilience Numérique (IRN) a été lancé ce lundi 26 janvier lors des premières Rencontres de la souveraineté numérique à Bercy. Le site est accessible à l'adresse thedigitalresilience.org.
Annoncé cet été aux Rencontres d’Aix, cet outil se présente comme une véritable « boussole » pour gagner en autonomie, puisqu’il va permettre d’établir un diagnostic de résilience à l’échelle d’une entreprise ou d’une collectivité. Et donner ainsi des clefs pour agir aux dirigeants.
Un outil à vocation internationale
« La souveraineté est un sujet macroéconomique. Cet indice est un instrument microéconomique qui s’intéresse à chaque entreprise. Il va évaluer leurs systèmes critiques et sera donc différent d’un acteur à l’autre par rapport à son coeur de marché », expliquent Yann Lechelle, CEO de Probabl et cofondateur de l’indice avec David Djaïz, dirigeant du cabinet Ascent Partners, et Arno Pons, délégué général du Think Tank Digital New Deal.
Le trio a également précisé que l'outil avait vocation à devenir international et intéressait déjà d'autres pays dans le monde. C'est la raison pour laquelle il va passer d'une structure en association loi 1901 à une AISBL (Association internationale sans but lucratif).
Après six mois de travail et une trentaine d’ateliers avec une dizaine d’entreprises publiques et privées comme RTE ou Ouest-France, l’IRN avait été largement dévoilé au mois de décembre dernier. On savait donc déjà qu’il offrirait deux options. La première étant d’établir un autodiagnostic sans demander à être labellisé. La seconde d’entrer dans un processus payant de labellisation avec un accompagnement et un contrôle de l’ADRI (Association for Digital Resilience Initiative), l’organisme chargé de gouverner et faire évoluer l’indice.
20 critères notés avec de la pondération
« Nous nous sommes inspirés du label environnemental B corp pour établir 20 critères essentiels, détaille David Djaïz. Nous vérifions si l’entreprise est résiliente ou pas pour chaque critère avec une pondération. Si la résilience est documentée, on attribue 1 point, si des moyens ont été positionnés, 3 points, si la résilience est prouvée avec des tests avec des résultats, vous avez 5 points, etc ». Le tout pour un total maximal de 100 points. Et si vous dépassez un certain nombre de points, vous êtes considérés globalement comme résilient. La grille d’évaluation est accessible librement sur Gitlab.
Pour chaque actif numérique, il faut caractériser l’interopérabilité de la solution, la localisation géographique des données, la capacité à opérer les services critiques en autonomie, la diversification des fournisseurs, le pouvoir de négociation contractuelle ou encore la dépendance à la supply-chain extraterritoriale, par exemple. En espérant que ces diagnostics soient ensuite suivis d’actions concrètes. « On ne transforme que ce que l'on regarde en face », a rappelé la ministre déléguée au Numérique et à l'Intelligence Artificielle Anne Le Hénanff en préambule, cet après-midi, à Bercy.
Source : latribune.fr
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Pour une stratégie industrielle efficace
Les organisations syndicales, membres du collège des salariés de l'industrie au sein du CNI, partagent le constat d’une situation critique pour l’industrie européenne, et plus encore pour l’industrie française.
Cette situation n’est pas une fatalité, elle est le résultat de choix politiques et économiques opérés depuis plus de vingt ans.
Les politiques industrielles ont trop souvent privilégié une logique de financiarisation de court terme, fondée sur la compétitivité par le coût du travail, la compression de l’emploi, la dérégulation sociale et environnementale, et la distribution massive d’aides publiques sans pilotage stratégique ni contreparties suffisantes.
Cette orientation n’a ni relancé l’investissement productif, ni sécurisé les parcours professionnels, ni renforcé durablement notre appareil industriel.
Les conséquences sont aujourd’hui visibles :
• Des délocalisations massives, y compris au sein de l’Union européenne, alimentées par une mise en concurrence destructrice des travailleurs, des territoires et des systèmes sociaux (dumping social, fiscal et réglementaire, notamment environnementale) ;
• Une concurrence intra-européenne exacerbée, liée à l’inégale capacité des États à soutenir leurs industries ;
• Une désindustrialisation persistante, malgré des milliards d’euros d’aides publiques ;
• Un affaiblissement de filières stratégiques – chimie, automobile, métallurgie, industries de transformation – faute de vision de long terme, de coordination territoriale et de sécurisation des chaînes de valeur, fragilisant notre souveraineté industrielle et nous rendant dépendants de décisions prises hors de nos territoires.
Il est temps de tourner la page de ces politiques inefficaces et de bâtir une stratégie fondée sur l’investissement productif, la qualité de l’emploi, la formation tout au long de la vie, une juste rémunération du travail et une transition écologique juste.
Cette inaction ne peut plus durer, d’autant que le contexte économique mondial est marqué par une intensification de la concurrence pour l’accès aux ressources industrielles stratégiques, aux technologies clés et aux capacités de production.
Dans ce contexte de recomposition des équilibres économiques et industriels,
L’Europe et la France ne peuvent rester en retrait : sans maîtrise de leurs approvisionnements critiques, elles perdent leur capacité à produire, à planifier et à maintenir des emplois industriels. La souveraineté industrielle n’est pas un slogan : c’est une condition essentielle de notre sécurité économique, énergétique et technologique.
Lors du comité exécutif du Conseil National de l’Industrie du 15 décembre, le gouvernement a appelé les organisations syndicales à soutenir le renforcement des outils européens de défense commerciale, aujourd’hui trop lents et trop complexes.
Le Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières (MACF), qui vise à appliquer aux importations les règles du marché carbone en vigueur en Europe depuis plus de vingt ans, constitue une avancée nécessaire.
De même, l’Industrial Accelerator Act (IAA), en instaurant une préférence européenne, peut encourager les investissements et la production sur notre continent.
Cependant, ces outils, aussi indispensables soient-ils, ne sauraient suffire à eux seuls. Ils ne répondent pas à la réalité des délocalisations organisées à l’intérieur même de l’Union européenne par de grands groupes, au détriment de l’emploi, du dialogue social et de la cohésion des territoires.
C’est pourquoi il est impératif de compléter les dispositifs européens par une politique industrielle nationale ambitieuse et cohérente.
Nous demandons notamment :
• Un plan national d’investissements industriels ciblé sur les filières stratégiques d’avenir et au service de nos besoins (chimie durable, énergie, mobilité, numérique), créateur d’emplois pérennes et qualifiés ;
• Des contreparties sociales et environnementales effectives pour toute aide publique, assorties d’un suivi transparent et de mécanismes de sanction en cas de non-respect, tel qu’un avis conforme des CSE
• Une action industrielle territoriale forte et coordonnée, pilotée avec les acteurs locaux et les organisations syndicales, à travers la création de conseils régionaux de l’industrie chargés de mettre en oeuvre les réponses concrètes sur le terrain ;
• Un soutien massif à la recherche, à l’innovation et à la formation, afin d’anticiper les mutations industrielles, sécuriser les parcours professionnels et valoriser les compétences des salariés.
Le Conseil National de l’Industrie doit devenir un véritable outil de pilotage stratégique et d’action.
Les organisations syndicales ne peuvent plus être cantonnées à un rôle consultatif formel. L’industrie de demain doit être compétitive, innovante, mais aussi respectueuse de la personne humaine, des territoires et de l’environnement.
Nous demandons une réforme ambitieuse du CNI garantissant :
• Une prise en compte réelle des propositions issues du terrain et du dialogue social ;
• Une transparence accrue dans les décisions et leur mise en oeuvre ;
• Une évaluation rigoureuse et partagée de l’efficacité des politiques industrielles ;
• Le maintien, le développement et la qualité de l’emploi industriel sur le territoire national.
Le 21 janvier 2026
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La transformation des pratiques managériales, les attentes vis-à-vis des managers et l'attractivité de la fonction ont fait l'objet de nombreux débats depuis la crise sanitaire.
Les cadres se déclarent pourtant satisfaits de leur relation avec le management de proximité. Cependant, la fonction managériale attire moins les cadres, en particulier ceux de moins de 35 ans. Ce recul s'explique par une complexification des attentes liées au rôle de manager, ainsi que des conditions de travail plus difficiles.
Source : corporate.apec.fr
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La CFE-CGC Chimie signe l’accord sur les salaires minimums de branche 2026 : +1,2 % au 1er janvier
Dans un contexte économique particulièrement difficile pour le secteur de la chimie en 2025 et qui va le rester en 2026, la CFE-CGC a négocié et signé l’accord de branche prévoyant une revalorisation de 1,2 % de la grille des salaires minimums au 1er janvier 2026.
Au troisième round des négociations, la délégation patronale a proposé cette revalorisation de 1,2% (très proche de la revendication à 1,3% de notre délégation) en intégrant la ligne rouge de la CFE-CGC : la hausse identique en pourcentage des rémunérations mini de la grille des salaires de la chimie. Cela permet, tout en gardant le salaire du premier coefficient de la grille au-dessus du SMIC, de maintenir les écarts salariaux qui valorisent les différences de qualifications au sein des métiers de la branche. Cela permet aussi de conserver l’attractivité nécessaire de tous ses métiers, et de contribuer à résoudre les difficultés de recrutement de certains, comme ceux du management.
« Cet accord envoie un signal fort aux employeurs qui n'ont pas encore conclu leur NAO et fixe cette valeur comme un plancher pour la revalorisation des salaires réels. Il est essentiel de préserver l’attractivité des métiers de la chimie et d’appliquer à minima, cette hausse de 1,2 % », souligne la CFE-CGC Chimie.
Cette mesure vise à compenser la prévision d’inflation pour 2026.
Pour mémoire, en 2025, les salaires minimums avaient été augmentés de 1,6 %, alors que l’inflation finale mesurée par l’INSEE en France pour cette période s’est établie autour de 0,9%.
Cet accord s’applique car il a été signé par des organisations syndicales qui totalisent plus de 50 % de la représentativité du secteur chimie.
Retrouvez ici le communiqué de presse en PDF
Vincent DUBRULLE,
Délégué CFE-CGC branche chimie
vincent.dubrulle@cfecgc-chimie.org
Tel : 06 08 37 42 92