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La CFE-CGC de Syensqo alerte sur l’accélération de la désindustrialisation et sur les risques qu’elle fait peser sur les emplois, l’innovation et la souveraineté européenne.
Lyon, le 31/07/2026 —
Depuis plusieurs années, la CFE-CGC de Syensqo, comme de nombreux représentants des salariés de l’industrie chimique, alerte sur la dégradation continue de l’outil industriel en France et en Europe.
A l’aube d’une fermeture des sites français de Belle-Etoile et Valence (anciennement Solvay/Syensqo) et d’une nouvelle cession des activités chimie de Syensqo, les craintes ressurgissent.
Les données publiées le 22 juin 2026 par le Cefic confirment ce que les salariés vivent sur le terrain : la production chimique européenne continue de reculer, les usines ne fonctionnent qu'à 74 % de leurs capacités et, depuis 2022, près de 9 % des capacités européennes ont été annoncées en fermeture, menaçant 20 000 emplois directs.
Derrière ces chiffres se cache une réalité que nous connaissons bien : des investissements reportés, des sites qui vieillissent, des unités mises sous cocon, des emplois supprimés et des compétences qui disparaissent.
Chaque fermeture affaiblit un peu plus toute la filière chimique européenne : fournisseurs, sous-traitants, PME, recherche et territoires.
La CFE-CGC de Syensqo salue la prise de conscience engagée par la Commission européenne avec son plan d’action du 8 juillet 2025 et la création de la Critical Chemicals Alliance. Son objectif doit être clair : permettre aux sites stratégiques européens de choisir l’investissement et la modernisation plutôt que la fermeture.
Cette ambition se heurte aujourd'hui à une autre réalité. Les grands cabinets internationaux de conseil recommandent aux groupes chimiques de simplifier leurs portefeuilles, de réallouer leurs capitaux, de réduire les capacités jugées insuffisamment rentables et, si nécessaire, de céder ou fermer les actifs les plus exposés. Les États-Unis, le Moyen-Orient ou l’Inde deviennent les nouveaux pôles d’investissement, tandis que l’Europe est progressivement reléguée à quelques activités de spécialité, au prix d’une réduction continue de ses capacités industrielles.
Sans véritable politique industrielle européenne et sans engagement des industriels, cette logique organise méthodiquement le recul industriel de l’Europe.
Syensqo n'échappe pas à cette logique. Si la CFE-CGC salue l'investissement de 300 millions d'euros réalisé à Tavaux, trop de sites européens restent privés des investissements indispensables à leur modernisation et à leur avenir. Lorsque le Directeur général de Syensqo, Mike Radossich, affirme être « agnostique des affaires », nous entendons qu'un site ne vaut que par sa rentabilité du moment. Nous refusons cette vision.
Pour la CFE-CGC de Syensqo, la responsabilité de l’entreprise ne se limite pas à ses résultats financiers. Elle est aussi sociale, territoriale et industrielle. On ne peut pas se développer pendant plus d'un siècle grâce aux salariés, aux centres de recherche, aux infrastructures et aux aides publiques, puis considérer ces mêmes sites et ces mêmes salariés comme de simples variables d'ajustement lorsque les marges faiblissent.
Pour la CFE-CGC de Syensqo, préserver l'industrie chimique européenne suppose d'agir simultanément sur plusieurs leviers :
• Conditionner les aides publiques et les mécanismes de soutien européens au maintien des activités industrielles, des capacités de recherche et des emplois qualifiés sur le territoire européen.
• Accélérer les investissements de modernisation et de décarbonation des sites industriels afin d'améliorer leur compétitivité tout en atteignant les objectifs environnementaux européens.
• Développer les compétences industrielles de demain grâce à des programmes ambitieux de formation, de reconversion et en s’appuyant sur les filières d’excellence et l’apprentissage.
• Renforcer le dialogue social stratégique en associant concrètement les représentants des salariés aux décisions structurantes pour l’avenir des sites, notamment par la généralisation des administrateurs salariés.
La CFE-CGC de Syensqo appelle à un véritable Pacte européen pour la chimie et les matériaux, associant industriels, salariés et pouvoirs publics, afin de faire de la réindustrialisation un projet commun créateur d'emplois, d'innovation et de souveraineté.
La CFE-CGC de Syensqo utilisera tous les leviers pertinents pour s'assurer que les aides publiques françaises et européennes reçues par Syensqo sont uniquement affectées au soutien durable des emplois et compétences en France et en Europe.
La CFE-CGC de Syensqo demande aux instances publiques françaises et européennes d'agir sans tarder pour préserver et développer la souveraineté industrielle et d'innovation et de tout faire pour bloquer les entreprises européennes qui agiraient à l'encontre de cet objectif.
Retrouvez ici le communiqué de presse en PDF
Contacts - CFE-CGC Syensqo :
Mathieu LEROY - Délégué Syndical Central - mathieu.leroy@syensqo.com
Franck BOUQUEREL - Délégué Syndical Central adjoint - franck.bouquerel@syensqo.com
Elian SARDET - Représentant Syndical au Comité Central France
Dominique DURR - Représentant Syndical au Comité Européen
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Dès dimanche, l’Europe impose de nouveaux labels sur les contenus générés par l’IA.
À partir du 2 août 2026, l’Union européenne renforce les exigences de transparence prévues par l’AI Act. Certains contenus créés à l’aide de l’intelligence artificielle devront désormais être clairement identifiés. Les chatbots, les deepfakes et certains textes sont notamment visés par ces nouvelles obligations.
Les contenus concernés devront être clairement identifiables grâce à des mentions visibles et à des marqueurs techniques. Les œuvres artistiques, satiriques ou de fiction, ainsi que les simples corrections réalisées avec l’aide de l’IA, restent largement exemptées.
L’objectif est de permettre au public de savoir si un contenu est authentique ou s’il a été créé ou modifié par une intelligence artificielle.
Les deepfakes sont particulièrement visés. Lorsqu’une image, une vidéo ou un enregistrement audio imite une personne ou un événement réel et peut être pris pour authentique, son origine artificielle devra être clairement indiquée.
Les assistants virtuels, les agents conversationnels et les avatars devront également préciser qu’ils fonctionnent grâce à une IA.
Les textes d’information destinés au grand public devront eux aussi être signalés lorsqu’ils sont générés ou modifiés par une IA sans intervention éditoriale humaine.
Cette obligation répond à une réalité de plus en plus visible. Les modèles génératifs produisent désormais des images très réalistes, des voix presque impossibles à distinguer de celles d’un humain et des vidéos toujours plus convaincantes. Sans indication, il devient parfois difficile de savoir ce qui est réel.
L’Union européenne ne mise pas uniquement sur des labels. Les fournisseurs de modèles devront intégrer des filigranes ou d’autres marqueurs numériques afin que les contenus générés par une IA puissent être identifiés automatiquement par les plateformes et les outils de détection.
Sur le papier, la mesure paraît évidente. Sa mise en œuvre pourrait toutefois s’avérer plus complexe. Certains observateurs, selon le Le Figaro, accusent déjà Bruxelles de créer une nouvelle usine à gaz.
L’intelligence artificielle est déjà présente dans la retouche photo, la traduction, la rédaction, le montage vidéo, la synthèse vocale ou encore l’amélioration du son. À partir de quel moment un contenu doit-il être considéré comme généré par une IA ? Un article dont seule la grammaire a été corrigée doit-il être étiqueté ? Qu’en est-il d’une photographie dont le ciel a simplement été remplacé grâce à un outil d’IA ?
L’ AI Act tente de répondre à ces interrogations. Les contenus créatifs, artistiques, satiriques ou de fiction sont exemptés, tout comme les contenus simplement retouchés avec l’aide de l’IA. L’obligation vise avant tout les contenus susceptibles d’induire le public en erreur.
Les grandes plateformes n’ont d’ailleurs pas attendu Bruxelles. TikTok demande déjà à ses créateurs de signaler les contenus réalisés avec l’IA. Meta affiche des mentions sur Facebook et Instagram lorsqu’un contenu est détecté comme ayant été généré par intelligence artificielle. Google, OpenAI, Nvidia et Apple travaillent également sur des standards communs de marquage numérique.
Une question demeure toutefois. À mesure que l’IA s’intègre dans presque tous les logiciels, le nombre de contenus concernés va fortement augmenter. Si demain une photo, une vidéo, un texte ou un podcast portent tous un label lié à l’IA, celui-ci aura-t-il encore une réelle utilité ?
Le risque est que ces avertissements subissent le même sort que les bandeaux de cookies apparus avec le RGPD: omniprésents, mais validés d’un clic machinal.
L’Europe fait néanmoins un pari. Dans un monde où l’intelligence artificielle brouille de plus en plus la frontière entre le réel et le fabriqué, la transparence est devenue indispensable. Reste à savoir si ces quelques labels conserveront leur utilité lorsque l’intelligence artificielle sera intégrée à la quasi-totalité des outils numériques.
Source : bilan.ch
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Le gouvernement avait demandé mi-juin aux syndicats et au patronat de "définir les mesures d'économies qu'ils jugent pertinentes" pour trouver 800 millions d'euros d'économies sur les accidents de travail et maladies professionnelles.
Patronat et syndicats ont demandé lundi une évaluation du plafonnement à 1,8 Smic des indemnités journalières pour accident du travail ou maladie professionnelle (AT-MP), voulu par le gouvernement dans le cadre de la préparation du budget 2027.
La commission AT-MP "demande qu'une évaluation préalable précise et documentée des effets d'un plafonnement des indemnités journalières AT/MP à 1,8 Smic soit réalisée", selon un avis validé par toutes les organisations patronales (Medef, Les Entrepreneurs et U2P) ainsi que par les principaux syndicats (CFDT, FO, CFE-CGC et CFTC), la CGT s'abstenant.
Depuis 2025, le plafond pour le calcul des indemnités pour maladie ordinaire a été abaissé de 1,8 à 1,4 Smic. Mais le plafond pour accident du travail ou maladie professionnelle reste de 2,8 Smic, et même de 3,7 Smic au-delà de 28 jours d'arrêt.
Le gouvernement avait demandé mi-juin aux syndicats et au patronat réunis en commission paritaire AT-MP de "définir les mesures d'économies qu'ils jugent pertinentes" pour trouver 800 millions d'euros d'économies.
La branche AT-MP de la Sécurité sociale, excédentaire jusqu'en 2024, a enregistré en 2025 un déficit de 200 millions d'euros en 2025 et devrait rester déficitaire au moins jusqu'en 2029.
Le problème de la sous-déclaration des accidents du travail
Elle doit notamment supporter depuis 2023 un transfert de cotisation vers la branche assurance vieillesse de 800 millions d'euros par an et verser 1,6 milliard à l'assurance maladie au titre de la sous-déclaration des accidents du travail et des maladies professionnelles. Un montant qui pourrait atteindre 2 milliards en 2027, indiquent les partenaires sociaux dans leur avis.
La commission AT-MP veut "se saisir du sujet de la sous-déclaration" des accidents du travail "pour identifier les moyens permettant de la prévenir et de la réduire", selon l'avis. 668.510 accidents du travail ont été recensés en 2023, selon les derniers chiffres de la Dares, parmi eux, 818 étaient mortels.
Cet avis "était nécessaire en responsabilité afin que l'Etat, le gouvernement, ne reprenne pas la main", a expliqué à l'AFP Eric Gautron, secrétaire confédéral de FO. "Avec ce texte FO a voulu préserver l'indemnisation des salariés" en arrêt d'origine professionnelle, a-t-il ajouté.
"Les employeurs ne s'engagent pas à faire un effort suffisant dans la sous-déclaration", estime de son côté Denis Gravouil, secrétaire confédéral de la CGT chargé de la protection sociale.
Cette sous-déclaration explique selon lui à elle seule "le hiatus entre la soi-disant baisse des ATMP les moins graves" et les accidents graves ou mortels, en hausse. La CGT relève toutefois de "timides avancées" dans le texte sur une hausse des cotisations patronales dans le secteur médico-social.
Source : bfmtv.com
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En juin 2026, Christelle Thieffinne a pris la tête de la CFE-CGC, dans un contexte où le monde du travail connaît de profondes mutations.
Source : Confédération CFE-CGC
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Communiqué de presse.
À l’automne 2025, le conseil d’administration de l’Agirc-Arrco n’est pas parvenu à trouver un accord sur la revalorisation des retraites complémentaires des salarié·es du privé. Alors que les comptes et réserves de ce régime sont très solides, les organisations patronales voulaient imposer une revalorisation de 0,2 % quand toutes les organisations syndicales demandaient une revalorisation à l’inflation, soit 1 % (maximum prévu par les textes encadrant la gouvernance du régime).
En l’absence de majorité, les services de l’organisme ont déduit que l’absence de décision du CA entraînait le gel de la valeur de service du point Agirc-Arrco, et par conséquent le gel des retraites complémentaires pénalisant 14 millions de retraité·es. Cette décision a une conséquence également pour 28 millions de salarié.es actifs dont les droits sont en cours de constitution.
Or, le préambule de l’accord national Interprofessionnel Agirc-Arrco de 2023 consacre que « la volonté des signataires de préserver le pouvoir d’achat des retraites complémentaires pendant la période quadriennale est rendue possible par le niveau des réserves », en cohérence avec la pérennité financière du régime.
Le pilotage tactique du régime, dont le conseil d’administration est en charge, doit se fonder, selon l’ANI, sur des projections mises à jour par les services Agirc-Arrco. Ces projections, présentées aux administrateurs, exposaient un résultat technique positif pour les années à venir, avec une augmentation continue des réserves du régime. Ces dernières, en appliquant la revalorisation de 1 % demandée par les organisations syndicales, atteindraient ainsi plus de 13 mois de prestations en 2037.
Les organisation syndicales CGT et CFE-CGC considèrent que par leur position, les administrateurs des organisations patronales ont empêché le CA d’appliquer les règles de pilotage mentionnées dans le texte et, ce faisant, n’ont pas respecté la ligne directrice tracée par les signataires de l’ANI.
Pour la quatrième fois depuis la décision de gel et après de multiples tentatives de négociation, en particulier ce 16 juillet, les organisations patronales ont refusé toute évolution de leur position.
Constatant le blocage du patronat, la CGT et la CFE-CGC décident donc de porter l’affaire en justice, afin de préserver les intérêts des retraité·es, actuel·les et futur·es, et une gestion paritaire du régime conforme à ses règles.
Le 16 juillet 2026